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Au revoir Amadou Bâ Aly, Inspecteur des Impôts, frère aîné de l’ancienne Première Dame, Lobbo Bâ Aly, bonjour Dionké, beau – frère de la toute nouvelle première Dame de la république, Mintou Doucouré. Belle revanche, Dionké !

Professionnel des Impôts de renom, haut cadre ayant largement fait ses preuves, toutes ses preuves depuis plus de 10 ans à la tête des Impôts du Mali, Dionké Diarra est retourné dans ses meubles comme si, il avait juste demandé à Amadou Bâ Aly de les lui garder, le temps des vacances. Pour rappel, le désormais éternel DG des Impôts du Mali, avait cédé le poste à un de ses éminents confrères de la boîte fut- il, le frère aîné de l’ancienne Première dame, seulement en avril 2011.

Un an ou un peu plus, il est revenu chassé ce dernier, à la faveur d’évènements politiques connus sous tendus par le profond séisme qui frappe ces temps- ci, la sphère du pouvoir. Comme pour dire, que tous les ATT- Tistes sont dans le viseur et sommés de faire leur carton en attendant, parce que, il ne se passe plus de mercredi sans qu’on ne chasse un responsable quelque soit son rendement.

Amadou Bâ Aly passera le service le cœur tranquille. S’il revient qu’il est renvoyé en raison de son affinité parentale avec l’ancien palais, le nouveau – ancien lui aussi, revient presque par les mêmes positions. N’y auraient – ils plus de cadres compétents aux Impôts du Mali, pour qu’on s’éternise dans ces petits jeux qui font de notre Mali, un pays aux mœurs incorrigibles ?

Dionké Diarra, le ré- nouveau DG des Impôts du Mali, reprend son poste à la faveur lui aussi, d’une bonne et tranquille affinité avec le nouveau palais. Son épouse, sa chair et tendre épouse, selon plusieurs sources concordantes, est la sœur cadette à Mintou Doucouré, la nouvelle Première Dame du Mali.

Malheureux constat. Au rythme ou vont les choses, il est fort à craindre que les maliens, dans le schéma de régime de transition qui donne l’impression de ne pas finir maintenant, retrouvent dans leurs bras et à tous les niveaux de responsabilités, des conjoints, amis, parents et beaux – parents à la tête de toutes les structures de l’état, à commencer par les poules aux œufs d’or(postes stratégiques et éminemment juteux) .

Après tout, personne n’est réellement responsable et personne ne défend un quelconque bilan après une période de transition, malheur au pouvoir qui sortira des urnes si jamais, le Mali arrivait à organiser des élections régulières et démocrates. Dionké n’est pas une exception, d’autres ont juste eu des postes pour leur accointance avec des hauts d’en haut, histoire de défendre des intérêts bien économiques. Il n’est pas le seul à savourer des bienfaits des affinités socio- politiques de ces derniers temps. Nous en reparlerons.

Sory de Moti

La Nouvelle Patrie du 18 septembre 2012