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L’ex-président zambien Rupiah Banda, battu aux élections de septembre par Michael Sata, a estimé dans une conférence de presse jeudi matin que la dissolution de son parti prononcée mercredi équivalait à « supprimer la liberté du peuple ». Mercredi, le Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD), défait en septembre après 20 ans de pouvoir pour n’avoir pas payé ses frais d’enregistrement depuis 1993 (quelque 390 millions de kwachas (56.800 euros), selon son patron Clement Andeleki). « Nous, peuple de Zambie, voulons que tous les partis soient traités équitablement », a poursuivi l’ex-chef de l’Etat, âgé de 75 ans. M. Banda a confirmé dans la foulée sa démission de la tête du parti, une démarche décidée de longue date et non liée à la dissolution. Le MMD s’était incliné en septembre face au Front patriotique de Michael Sata, mais restait depuis la principale formation de l’opposition. Si la deuxième alternance qu’a connu la Zambie depuis l’indépendance en 1964 a été louée pour son calme, le nouveau président Sata a lancé une active campagne anti-corruption depuis qu’il a pris le pouvoir, dans laquelle les membres du MMD voient une chasse aux sorcières. AFP