Partager

Disparue mystérieusement à Paris, le 4 janvier dernier, date à laquelle son badge a été utilisé pour la dernière fois dans sa résidence universitaire, Diary Sow n’a plus donné signe de vie. Et l’inquiétude grandit à mesure que les jours passent. Le Sénégal, pays d’origine de l’étudiante de 20 ans au QI exceptionnel, est en émoi. L’affaire y fait grand bruit, particulièrement sur les réseaux sociaux où la mobilisation s’est accrue dans l’espoir de retrouver la studieuse et brillante élève en deuxième année de classe préparatoire scientifique dans le prestigieux lycée parisien Louis-Le Grand.  Dans le même temps, en France, les recherches se poursuivent activement pour trouver la clé du mystère.  Mais où est, diantre, passée Diary Sow ? Quel espoir y a-t-il de la retrouver saine et sauve ? D’ores et déjà, l’on peut se féliciter de la vague de solidarité manifestée au Sénégal, à l’égard de la jeune auteure du roman « Sous le visage d’un ange ».   Une preuve, s’il en est, de l’attachement du Sénégal à cette digne fille du pays de la Teranga.

Une solidarité manifestée aussi en France où la forte mobilisation de la communauté sénégalaise et des étudiants du lycée, a très probablement contraint le pouvoir français à prendre encore plus au sérieux l’affaire dont on ne connait jusque-là ni les tenants ni les aboutissants. Une alerte aurait, du reste, été adressée par la police française, à ses homologues de l’espace Schengen afin de retrouver les traces de la « surdouée de Mbour », comme on la surnomme.

La piste criminelle, à ce qu’on dit, n’est pas privilégiée.  C’est tant mieux si cette disparition n’est pas d’ordre crapuleux, même s’il faut rester prudent. La piste criminelle ayant été jugée peu probable, Diary Sow a-t-elle, de son propre gré, choisi de disparaître dans la nature, sans crier gare, à l’image de bien des jeunes gagnés par le spleen et la dépression, qui finissent par s’illustrer par des actions d’éclat, telle la fugue aux fins d’exprimer un mal-être ou un ras-le-bol ?

Vivement que Diary Sow soit retrouvée sans avoir subi la moindre atteinte à son intégrité physique et morale

La jeune fille a-t-elle subi des frustrations comme c’est parfois le cas des minorités en France ? La surdouée de Mbour a-t-elle pleinement réussi à s’intégrer dans son pays d’accueil ?

En tout cas, la jeune Sow qui se singularise déjà par un encéphalogramme hors du commun et qui, pour ainsi dire, s’est fait une solide réputation en matière d’excellence, aurait voulu s’illustrer de triste manière en cherchant à faire le buzz, qu’on ne comprendrait pas.  On n’ose pas imaginer un acte inconsidéré de sa part d’autant que ses proches et connaissances ne lui connaissent pas de comportements erratiques et irréfléchis. Bien au contraire, elle passe plutôt pour être une jeune fille exemplaire et sans problème.

Cela dit, l’hypothèse qu’un événement majeur soit intervenu dans la vie de la jeune élève, qui pourrait avoir dépassé ses forces, n’est pas à exclure. A-t-elle, par exemple, subi des pressions d’ordre socio-culturel de nature à impacter son équilibre mental et psychologique ?  On n’en sait rien pour le moment. Mais l’hypothèse la plus redoutable serait que Diary Sow ait rencontré le mal sur son chemin, après sa décision de rester à Paris pour les vacances.  Une éventualité qui vient encore rappeler hélas, la triste réalité selon laquelle, en France, chaque année, un peu plus de 60 mille personnes disparaissent, des mineurs pour la plupart, dont on est resté jusque-là sans nouvelles de certains.  On croise les doigts pour que la jeune Sénégalaise ne connaisse pas le même sort. Une vie est peut-être en danger.  Aucune piste n’est à écarter. Vivement donc que Diary Sow soit retrouvée sans avoir subi la moindre atteinte à son intégrité physique et morale.

« Le Pays »