Partager

Suite à l’humiliation causée à notre pays par la honteuse mutinerie de Kati et aux évènements survenus à Tombouctou et à Kidal, notre Président de la République, El Hadj Ibrahim Boubacar Kéita, a du écourter son séjour parisien pour rentrer au pays. Aussitôt sur le sol malien, dans un discours de poigne, IBK s’est adressé fermement au peuple malien et à la communauté internationale.

IBK à New YorkLa crise que le Mali a connue en 2012 est la principale raison de la brillante élection d’IBK à la présidence de la République. Sa fermeté, sa rigueur et son sens élevé de l’autorité de l’Etat l’ont fait bénéficier d’un score soviétique lors du second tour de la présidentielle, du 11 août dernier. Les Maliens ont encore à l’esprit son passage très remarqué à la Primature et la manière parc laquelle il a géré l’irrédentisme touareg lors de la rébellion des années 1994.

Durant la même période, on se rappelle qu’IBK avait pu résoudre la profonde scolaire que notre pays connaissait. A l’époque, contre vents et marées et avec une opposition forte, animée par certains leaders politiques, il avait réussi à remettre notre école sur les rails. C’est ce qui lui a valu le sobriquet de Kankelen tigui.

Avec le discours qu’il a tenu suite à ces douloureux évènements, et à en croire les commentaires qu’il a suscité, il n’est pas exagéré de dire que les Maliens ont retrouvé le IBK qu’ils ont connu comme Premier ministre. Malgré le poids de l’âge, IBK n’a rien perdu de son opiniâtreté, s’est montré ferme et a sonné la fin de la récréation. IBK a rassuré les Maliens sur ses promesses de campagne et montré que rien ne saurait le détourner de ses objectifs, assurer l’honneur et le bonheur des Maliens.

En renouvelant tous ses engagements pour l’avènement de la nouvelle République et de la nouvelle armée malienne, une fois encore IBK a démenti ses détracteurs, qui pensaient qu’il ne pourrait pas exercer pleinement ses fonctions à cause des militaires de l’ex junte. Il a rassuré en ces termes: «j’ai d’ailleurs instruit au gouvernement de procéder sans délai à la liquidation des comptes et à l’établissement du procès-verbal de dissolution du Comité Militaire Pour la Réforme des Forces de Sécurité et de Défense. Que la hiérarchie prévale! Que les chefs militaires s’assument! Que la chaîne de commandement se fasse obéir ou qu’elle s’avoue impuissante et incompétente! Alors, ce qui doit être fait le sera, et ce sans délai. Kati ne fera plus peur à Bamako, en tout cas pas à Koulouba».

Avant d’ajouter: «rien ne me divertira donc de mon devoir. Aucun danger, aucun risque, aucune intrigue. L’Etat de droit, le pays porteur des plus belles opportunités, ne sera pas facile à construire. Mais, pour qu’il soit demain, il faut que nous en posions le socle dès aujourd’hui. Tant que je resterai investi de votre confiance, j’assumerai mes très hautes fonctions en toute sérénité et avec une inébranlable détermination. Je le redis et je veillerai à ce que cela soit! Je le redis aux auteurs des évènements honteux de Kati. Mais je le redis également à ceux qui, à Kidal, continuent le chantage, la violence et la violation de l’Accord du 18 juin 2013 à Ouagadougou».

Comme on le voit, IBK maintient toujours le cap pour le retour du Grand Mali dans le concert des nations et ses ambitions de faire de notre pays, un pays respecté. En tout cas, tout le peuple malien l’attend aussi face aux défis du changement, à la base de son élection.

Youssouf Diallo

07 Octobre 2013