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Après une opération du crâne à l’hôpital Val–de–Grâce : Dioncounda Traoré se porte mieux

Evacué à l’hôpital militaire du Val –de –Grâce à Paris, le 22 mai dernier après son agression, dans son bureau du Palais de Koulouba, par des manifestants pro-putschiste, le président par intérim se porte mieux.

jpg_une-798.jpgIl marche, désormais, sans aide. Bien plus, il soutient des conversations avec ses visiteurs à l’hôtel Pullman –Montparnasse où, il poursuit sa convalescence.

Un corps inerte gisant dans une mare de sang, au milieu des décombres de son bureau. En recevant, ce 21 mai, la délégation des manifestants favorables à la junte militaire, le président de la République par intérim était loin de s’imaginer le sort qu’ils lui réservaient.

Fous de rage, ils le traitent de tous les péchés d’Israël. Mais Dioncounda Traoré, comme à son habitude, garde son calme. Avant d’oser une explication.

Soudain, un manifestant, armé de marteau, lui assène un coup sur la tête, juste au dessus de l’arcade sourcilière droite. Un coup violent de marteau. Pr Dioncouda Traoré s’affaisse dans on bureau, inconscient. Puis s’en suivent les coups de pied, de poing et de bâton…

Inerte, gisant dans une mare de sang, il est laisse pour mort par ses bourreaux, fiers de leur « boulot ».

Le corps sans vie de président par intérim est évacué d’urgence à l’hôpital du Point G « Plus de peur que de mal », dit en substance, le communiqué du gouvernement diffusé quelques heures après.

Erreur. Ce qui était considéré, par les « mogotoros » maliens – pardon les toubibs maliens – comme une « légère blessure » à l’arcade sourcilière droite s’est avérée comme une « fracture du crâne ».

C’est, du moins, ce qu’ont diagnostiqué les spécialistes de l’hôpital militaire du Val –de –Grâce où, il a été reçu le 23 mai.

Selon nos informations, l’opération chirurgicale que le président par intérim a subi s’est bien passée. A l’hôtel Pullman –Montparnasse où il poursuit, depuis le 1er juin sa convalescence, le président de la République par intérim reçoit, son homologue béninois et non moins président en exercice de l’Union Africaine Boni Yayi ; Luc Adolphe Tiao, Premier ministre du Burkina Faso et Laurent Bigot, sous –directeur Afrique de l’Ouest du Quai d’Orsay.

Aucune date n’a, encore, été fixée pour son retour au Palais de Koulouba. Mais selon le président en exercice de l’Union Africaine, toutes les mesures seront prises pour assurer sa sécurité.

Oumar Babi

Canard Déchainé du 8 Juin 2012