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Le Parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), fidèle à son combat contre toute violation de lois et principes démocratiques, a organisé un point de presse à la Maison de la Presse ce samedi 20 octobre 2012. Devant des personnalités de divers horizons, les membres du bureau politique du Parti SADI ont dépeint la crise malienne dont le coupable est l’ancien président déchu ATT, le conférencier a donné son point de vue sur «le départ de Mariko» de l’Assemblée nationale avec la fin, le 9 aout 2012, du mandat des députés.

Sur ce point l’honorable Oumar Mariko dira qu’il a respecté à la lettre sa décision ; pour lui ceux qui sont présentement à l’Assemblée Nationale sont les députés de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cependant, derrière cette prorogation des mandats des «députés CEDEAO» se dessine un projet : l’amnistie du général Moussa Traoré. Un projet de loi qui sera bientôt sur la table des «honorables» de la Communauté. Rappelons que le général Moussa Traoré est un des pères fondateurs de la CEDEAO.

Le conférencier soulignera que «Front uni pour la démocratie et la République (FDR) et le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) mènent le même combat et sont soutenus par la France».

Des sources concordantes proches des médiateurs du Parti SADI dans la crise malienne affirment que le jour où les prédateurs de la République du Mali abandonneront le pouvoir, la rébellion prendra fin. Ce n’est qu’une question de dirigeants de qualité pour notre pays.
Le Mali manque personnalités crédibles : des gens de confiance. Dioncounda Traoré, Cheick Modibo Diarra sont décriés aujourd’hui pour avoir usurpé le pouvoir à partir de nombreuses violations des textes fondamentaux de la République du Mali.

C’est au cours du sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO tenu à Abidjan que le médiateur de la crise malienne et le président des chefs d’Etat de la communauté ont pris la décision de nommer Dioncounda Traoré président par intérim de la transition ; qui s’est agrippé, contre tous principes démocratiques, à un pouvoir que la communauté lui a offert sur un plateau d’argent. Alors que rien ne le prédestinait à diriger le Mali.

Sans doute, la CEDEAO est devenue une arme d’intimidation et de guerre, depuis l’arrivée aux commandes de nos Etats de «Chefs d’Etat mal élus», au point qu’elle passe pour être aujourd’hui un danger et non une solution au problème malien. Pourquoi la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest passe de l’illogique «normalité constitutionnelle» qu’elle a honteusement initiée, à un retour à «une vie constitutionnelle normale».

En clair, passer de l’intérim à la transition ? Cela signifie politiquement parlant que les actes posés par la CEDEAO sont des faits bien réfléchis émanant des médiateurs Blaise Compaoré et Djibril Bassolé et le président en exercice de la Communauté, Alassane Dramane Ouattara contre le Mali suite au coup de force du 22 mars 2012.
Cette prise de position dénote le soutien de la CEDEAO à Amadou Toumani Touré, chassé par la junte. Violer les textes fondamentaux de notre pays pour un soit disant retour à l’ordre constitutionnel, c’est un pas que les médiateurs ont allègrement franchi.

S’agissant du Premier ministre Cheick Modibo Diarra, nommé Premier ministre «Pleins pouvoirs» par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur proposition du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat CNRDRE, est en passe de devenir un dictateur en terrain conquis.

Sans informer les Maliens, il a saisi la Cour constitutionnelle pour demander la prorogation de l’intérim du professeur Dioncounda Traoré de 40 jours à 54 jours.

C’est au regard de toutes ces violations flagrantes des textes fondamentaux de notre pays et des Accords tronqués que le peuple malien a fondé son espoir sur la France un pays respectueux des droits de l’Homme pour remettre notre transition sur le droit chemin.
Mais hélas, François Hollande soutient le Mali des milliardaires contre celui des pauvres. C’est la France des riches qui contrôle la politique africaine. La rébellion touarègue aurait des sources franc-maçonniques. Les deux anciens présidents démocratiquement élus seraient membres de la Grande Loge nationale française (GLNF). C’est la France chiraquienne qui a fait élire ATT président en 2002. Un plan d’action avait été remis par la France au président ATT fraichement élu auquel il avait donné son accord.

A quelques petits mois de son départ, ses amis français constateront que rien n’a été exécuté ; et puis une sale guerre civile éclate sous l’appellation de rébellion touarègue. La Grande Loge française est une branche franc-maçonnique qui contrôle et finance les campagnes des présidents africains qui seront après désignés «démocratiquement élus». Elle a pour objectif : la violence que les franc-maçons abattent sur les peuples des présidents soumis à leur diktat.

Amy SANOGO

L’Inter de Bamako