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Le lundi 13 juin 2022, dans la matinée, trois citernes de la compagnie d’hydrocarbures «Corridor», transportant chacune 45.000 litres de gaz-oil, en provenance de Kayes, ont été sauvagement incendiées par des hommes armés non identifiés, à bord de motos.

L’incident s’est déroulé à 10 km du village de Torodo, sur la route menant à Bamako.Selon un modus opérandi, les malfrats ont fait dévier les citernes de leur trajectoire normale. Après plusieurs embourbements, les citernes furent  incapables d’avancer.

C’est en ce moment que les bandits ordonnèrent aux chauffeurs des citernes de descendre des véhicules, ce que ces deniers firent sans rechigner. Ils les dépouillèrent immédiatement de leurs téléphones portables, pour empêcher toute communication.

Ils expliquèrent aux chauffeurs qu’ils n’ont pas de problèmes avec eux, mais que c’est à l’état, aux autorités qu’ils en veulent. L’un des chauffeurs leur répondit en ces termes : «On n’est pas des fonctionnaires, on n’a rien à avoir avec l’état, on travaille au compte d’une société privée. Notre travail nous permet de nourrir et d’entretenir dignement nos familles». L’un des bandits renchérit «Si ce que vous dites est vrai, montrez-nous vos pièces et les documents des véhicules».

 Ainsi, les bandits purent se rendre compte de la véracité des propos avancés. Mais ils affirmèrent qu’avec ce carburant, c’est pour aller servir l’état afin de lui permettre d’assurer le fonctionnement de ses infrastructures. «Dans ce cas, selon les bandits, faites descendre toutes vos affaires pour qu’on les vérifie».

Sans se faire prier, les chauffeurs enlevèrent tous les matériels, lits, matelas, cahiers de bord, couvertures, bouillards, seaux, etc qui se trouvaient dans leurs citernes respectives. Alors les bandits ont commencé à cribler de balles tous les compartiments des citernes avec leur kalachnikov. Le carburant coulait à flots. Ils mirent ensuite le feu aux trois citernes, calcinant deux. Seul le carburant de la troisième était récupérable, car elle n’avait été touchée qu’à la limite de la cabine.

Après avoir commis leur forfait, ils ont restitué aux chauffeurs leurs téléphones non sans les sommer d’aller transmettre à leurs autorités leurs messages. Alertés, les éléments de la FORSAT, de la Brigade de gendarmerie et de l’opération «Kélétigui», se sont rendus sur le lieu du drame pour faire le constat et procéder à la sécurisation des personnes et de leurs biens. 

Les populations de Diéma, clament à cor et à cri, la mise en place des postes de sécurité sur l’axe Sébabougou-Diéma, pour minimiser davantage ce phénomène de banditisme qui prend de plus en plus de l’ampleur dans le cercle.

Ouka BA

Amap-Diéma

Source: L’Essor