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Au cours d’un point de presse tenu, le lundi 13 août, à Kalanban-coura, le président de la commission politique du bureau exécutif national du PACP, Dianguina Alikaou Diarra a déclaré » qu’il est temps que les vieux cadres cèdent la place aux jeunes « .

Chaque génération a une mission, c’est à elle de l’accomplir ou de la trahir » écrivait Frantz Fanon. Cette célèbre citation qui semble avoir inspirée notre conférencier. Selon lui, » la génération qui a géré les affaires courantes pendant 20 ans jusqu’à la crise actuelle a échoué et elle ne veut pas reconnaitre son échec « . Le renversement du régime du Général Moussa Traoré en 1991 est intervenu après un soulèvement populaire initié par la jeunesse estudiantine malienne. L’engagement des jeunes face à un régime militaire connu pour son caractère dictatorial, a fini par convaincre les opposants qu’il était temps de faire front commun pour renverser le régime du Général moussa Traoré et instaurer le multipartisme démocratique. D’où l’avènement de la démocratie dans notre pays a rappelé M.Diarra.

Selon Dianguina Alikaou Diarra, l’ex-président ATT prônait dans le temps le passage de témoin d’une génération à une autre, mais pourtant tel n’a pas été le cas pendant ses deux mandats à la tête du Mali.

Le général déchu a adopté la politique du » diviser pour mieux régner. Depuis, les jeunes ne soufflaient plus dans la même trompette. Pourtant à l’époque, il y avait des jeunes compétents et valables qui étaient ministrables. Après ce coup de frein à la démocratie de façade, les jeunes ont pris leur destin en main pour assurer la relève, a martelé le conférencier.

Il a précisé que l’actuel Premier ministre, Cheick Modibo Diarra a même soutenu la participation des jeunes lors de son séminaire avec les membres de son gouvernement. Les leaders politiques qui ont occupé tous les postes de responsabilité sous l’ère démocratique doivent faire confiance à la jeune génération.

Il est temps pour que les Maliens saisissent cette opportunité pour engager une lutte sans merci contre les fléaux qui minent ce pays: la corruption, le clientélisme, le copinage, le népotisme, pour ne citer que ceux-là. Les dignitaires de l’ordre ancien qui s’agitent, aujourd’hui, sont en partie comptables de l’état de déliquescence du pays, a poursuivi le conférencier.

Le parti pour l’action civique et patriotique s’est dit engagé pour le rajeunissement du leadership politique malien.

Boubaca PAITHAO

Stagiaire

L’Indépendant du 15 août 2012