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Le chef du gouvernement était hier à la Délégation générale aux élections (DGE) et à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) pour s’imprégner du travail dans ces deux structures de supervision des élections générales de 2013. Un seul mot d’ordre : le respect de la date du 28 juillet pour le 1er tour de la présidentielle.

Le 1er tour de l’élection présidentielle a été fixé au 28 juillet 2013. En vue de s’assurer de l’état d’avancement des préparatifs de ce scrutin important pour notre pays, le Premier ministre, Diango Cissoko, était hier lundi l’hôte de la Délégation générale des élections (DGE) et de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Après une brève présentation des missions de la DGE, (elles sont entre autres, l’établissement du fichier électoral, l’impression des listes électorales, le financement des partis politiques), le général Siaka Toumani Sangaré, Délégué général aux élections a énuméré les défis qu’il faille surmonter pour organiser des élections transparentes, crédibles. Ces défis sont de trois ordres. Il s’agit de la sécurisation du processus électoral, du renforcement de la confiance entre les acteurs, la mobilisation des électeurs, en d’autres termes, la hausse du taux de participation, l’établissement des listes électorales biométriques. L’établissement du fichier biométrique étant du ressort de la DGE, Siaka Sangaré a imprégné le PM sur le travail abattu jusqu’à la date du 20 mai 2013.

A cette date, la DGE était à l’étape de l’impression des documents d’établissement des listes électorales des électeurs potentiels dont le nombre s’élève à 6 877 449 électeurs. Aux dires du Délégué général, la DGE travaille et est dans les bonnes dispositions de respecter la date du 28 juillet. Les principales craintes se situent au niveau des coupures intempestives d’EDM dont la DGE est victime ce qui pourrait occasionner un retard dans la confection du fichier et le retard accusé dans l’acquisition des ordinateurs portables (400 unités) qui seront déployés dans les sous préfectures pour les opérations du vote et d’identification des électeurs. Aux préoccupations de la DGE, Diango Cissoko a donné des réponses rassurantes.

« Les élections auront lieu sur toute l’étendue du territoire national. Elles auront lieu à Kidal et peut être elles y seront mieux organisées que dans les autres régions », a indiqué Diango Cissoko qui a donné une instruction ferme à son directeur de cabinet de prendre toutes les dispositions nécessaires afin qu’à la DGE (logée à la Bibliothèque nationale) ne connaissance plus de coupure d’électricité. Aux dires du PM, la DGE doit être sur une ligne prioritaire. Diango Cissoko a aussi rassuré la DGE qui souffre d’un manque de matériel roulant.

A la Céni, l’atmosphère était identique à celle qui a prévalu à la DGE. Mamadou Diamoutani, son président s’est dit honoré et encouragé par cette visite du PM, venu s’enquérir des conditions dans lesquelles elle prépare les élections tout en apportant des solutions aux problèmes posés. Contrairement à la DGE, la Céni connaît moins de problèmes, le principal problème qui était le manque de ressources financières a été résolu. La Céni devrait toucher hier son deuxième décaissement. M. Diamoutani a informé son hôte qu’à présent, sa structure s’apprêtait à recruter et former les agents électoraux (2 500) qu’elle aura à déployer dans tous les bureaux de vote et prépare la gestion des observateurs nationaux et étrangers.

Tout comme le général Siaka T. Sanagaré, Mamadou Diamoutani a affirmé à son hôte que la Céni travaillait dans le cadre du respect de la date du 28 juillet.

Denis Koné

21 Mai 2013