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Mon Dieu, bon Dieu, n’est-ce pas toujours que c’est de cette manière, que la vérité rattrape toujours le mensonge ? Des urnes bourrées par ATT au profit de Modibo Sidibé, un homme qu’il ne portait plus dans son cœur en raison de sa volonté légitime de briguer, comme tous les maliens aptes à le faire, les suffrages de ses compatriotes. Que dire aussi de l’animosité quasi obsessionnelle de la tendre moitié de l’ancien président à l’endroit de Modibo Sidibé, pour laisser entreposer en ces terres, des urnes bourrées faisant de Modibo, le Président du Mali à sa place, à la place de son mari ?

Dans notre Mali, tout fini par se savoir, même les raisons de la viscérale haine de l’ancienne famille présidentielle. Diamoutani, président de la CENI a levé un coin du voile. Le reste viendra au moment opportun et les maliens sauront tout sur Modibo Sidibé et le pourquoi des animosités suscitées en son endroit.

Une fois n’étant jamais coutume, des compatriotes depuis des générations de renversements de régimes, continuent de s’offrir le triste privilège, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi, de colporter à la seule volonté de nuire à autrui chaque fois que, un coup d’état est perpétré dans notre pays et le palais pillé et livré aux vainqueurs du jour, oubliant que la vérité finit toujours par rattraper l’immonde mensonge. C’était en 1968, jours et mois suivants, c’était en mars 1991 et c’était dieu merci jusqu’à ces jours – ci, butins de guerre de la chute suivie de la fuite vers le Sénégal de l’ancienne famille présidentielle, aux termes des évènements du 22 mars 2012.

A entendre des Goebbels d’une époque machiavélique, des urnes bourrées en faveur de Modibo Sidibé et soigneusement entreposées au palais de Koulouba ont été découvert. C’est la triste propagande qui a circulé des mois durant, au point de parvenir à jeter l’opprobre sur le grand candidat, mais aussi le doute dans l’esprit de partenaires maliens sûrs de la moralité intouchable du grand éléphant. Heureusement que, les hommes et femmes qui connaissent Modibo Sidibé et qui, maîtrisant parfaitement bien les relations entre les deux hommes en ce qui concernait sa succession à Koulouba, avaient souri avant de monter au front pour laver l’horrible affront.

Modibo Sidibé n’a jamais été le candidat du président ATT. L’ancien président ne pouvait même pas s’offrir ce luxe sachant au bout du doigt, la haine que sa tendre moitié ressentait pour le très respecté ancien secrétaire général de la présidence de la république, puis du très honnête Premier Ministre.

Amadou Toumani Touré et les membres de sa famille, chacun, dans son petit coin, se prenant pour on ne savait pourquoi, avait sa petite idée sur son candidat, l’homme qu’il fallait à la place du Calife partant malgré lui.

En visite d’état en Inde, sa dernière grande sortie, l’ancien président, par rapport à son choix et ses préférences, n’avait pas hésité d’écarter sans modestie Modibo Sidibé, arguant qu’il n’avait jamais soupçonné que ce dernier serait candidat. L’information lui aurait été parvenue par voie de presse. Devinez laquelle presse le puissant caméléon faisait allusion.

Le seul candidat que l’ancien président souffrait à sa place, dans ses meubles, n’était autre que, Dioncounda Traoré, l’actuel président par intérim.

Sur le forcing en faveur du président candidat du PASJ, les maliens garderont longtemps en tête, l’investiture en catimini, du candidat du plus grand parti politique du Mali à une élection présidentielle. La salle de cinéma ‘’Babemba’’ pour témoigner du malaise qui traversait la ruche en son temps. Le fait accompli ? ATT avait discrètement mis tout le monde au pas lorsqu’il s’est surpris de constater qu’à Bamako- Coura, tout le monde n’était pas pour Dioncounda et que beaucoup de cadres militaient pour la candidature de Modibo Sidibé.

Que dire alors, qu’à moins d’un mois du premier tour du scrutin, à la faveur d’un coup d’état, des maliens découvrent à Koulouba, dans les cartons d’ATT, des urnes bourrées attendant tranquillement le jour ‘’J’’ pour plébisciter Modibo Sidibé, au premier tour s’il vous plait, Président de la République du Mali, élu au premier tour.

Dieu est amour et vérité. C’est quand on s’attendait le moins, que Dieu a inspiré le très respecté président de la CENI. Diamoutani n’en revient toujours pas. Des urnes bourrées alors que les bulletins n’avaient même pas été confectionnés et que les prétendants n’avaient même pas fini de faire acte de candidature.

Sory de Motti

La Nouvelle Patrie du 11 Décembre 2012