Partager

La Centrafrique reste suspendue jusqu’à nouvel ordre du Processus de Kimberley, système international de contrôle assurant la traçabilité des diamants afin que leur vente ne serve pas à financer des conflits, a-t-on appris vendredi auprès du gouvernement sud-africain.L’industrie du diamant fait vivre près d’un quart de la population en Centrafrique et revêt une importance économique cruciale. « Sanctionner la RCA, c’est jeter le pays dans un gouffre », avait prévenu mardi le président centrafricain Michel Djotodia, tout en tentant de donner des gages en annonçant un moratoire sur l’exploitation et la vente de diamants afin de moraliser le secteur. Désireux de réintégrer au plus vite le Processus de Kimberley qui permet de vendre des diamants avec un précieux certificat, M. Djotodia a annoncé sept mesures pour faire évoluer la situation. « On ne parlera plus de diamants de guerre en Centrafrique. Mon gouvernement et moi sommes pleinement mobilisés (…) », a promis M. Djotodia, au pouvoir depuis le renversement en mars du président François Bozizé par les rebelles du Séléka. Il a aussi assuré que la rébellion ne s’était pas financée par la vente de diamants. AFP.