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La Haute cour du Zimbabwe a annulé une licence autorisant un groupe britannique à exploiter des diamants dans la mine de Marange, où l’armée s’était livrée à des exactions contre les civils, a rapporté mardi le quotidien d’Etat zimbabwéen The Herald.Selon le magistrat, la société ACR a trompé les autorités zimbabwéennes pour obtenir une concession car ses filiales n’étaient pas encore enregistrées quand la licence a été attribuée.Le Processus de Kimberley avait suspendu en novembre 2009 les ventes de diamants de Marange.Ce système de certification internationale sous mandat de l’ONU est chargé d’éliminer du marché les diamants « sales » ou « diamants du sang », servant à financer des guerres ou provenant de zones où les droits de l’homme sont violés.Sept mois plus tard, il a estimé que le Zimbabwe avait fait des progrès et l’a autorisé à organiser deux ventes d’ici septembre, malgré les protestations d’organisations des droits de l’homme. La première vente a eu lieu le 11 août.Un important réseau de courtage de diamants, le Rapaport Group, a cependant annoncé le 16 août son refus de commercialiser les pierres de Marange affirmant qu’il n’y avait pas de garanties qu’ils ne soient pas des « diamants du sang ».AFP.