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Visiblement acculé, le président béninois, Patrice Talon, a invité l’opposition à un dialogue politique qui s’ouvrait, le 15 juillet 2019, en vue de trouver une issue à la crise postélectorale qui secoue le pays depuis les dernières législatives. En rappel, ce scrutin avait vu l’exclusion des principaux partis de l’opposition, au terme de nouvelles règles qui exigeaient, entre autres, la présentation d’un certificat de conformité à la Charte des partis politiques, qu’aucun d’eux n’avait réussi à obtenir. Seuls deux partis de la mouvance présidentielle avaient obtenu le fameux sésame qui les autorisait à concourir aux dernières législatives desquelles est sortie, sans surprise, une Assemblée nationale monocolore, entièrement acquise à la cause du président. Un véritable recul pour ce pays présenté comme l’une des vitrines de la démocratie sur le continent, laissant transparaître une inquiétante dérive autoritaire du président Talon qui était resté sourd à tous les appels à trouver un compromis politique pour rectifier le tir.LEPAYS