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L’approche interfamiliale est choisie dans la nouvelle région administrative de Bougouni pour réussir le dialogue intergénérationnel.

La population de Bougouni a décidé de tourner la page électorale pour faire face aux problèmes de la jeunesse. Ce 13 septembre 2018, BNCE-Mali, en partenariat avec Plan International, a convié les représentants de toutes les couches sociales de cette nouvelle région administrative pour un dialogue entre générations. Objectifs : former les parents et les leaders de la communauté sur l’approche intrafamiliale afin de renforcer le dialogue intergénérationnel.

La salle de conférence du Conseil de cercle de Bougouni a abrité cette importante rencontre de toutes les filles et de tous les fils du Banimonotié. Karim Diarra, animateur de BNCE-Mali, a ouvert la réunion avec la présentation de tous les participants. Etaient conviés à cette conférence les chefs quartier, les leaders religieux et politiques, des associations de jeunes et de femmes.

Face aux défis du moment, BNCE-Mali a jugé nécessaire de former ces personnes afin de promouvoir la meilleure éducation de leurs enfants. Après avoir rappelé l’objectif de la rencontre, Issa Coulibaly, 3e adjoint au maire adjoint de Bougouni, a invité les participants à se concentrer afin de tirer le meilleur profit de la rencontre, notant que l’éducation des enfants en matière des droits l’Homme devrait être la priorité de tout le monde. Selon lui, « il faut abandonner le conservatisme pour se conformer à l’évolution du monde ».

Le conférencier Karim Diarra a mis un accent particulier sur l’éducation sexuelle des enfants. Pour lui, le défi majeur du Mali est de fournir des opportunités à plus de 9 millions de sa jeunesse afin que celle-ci puisse mener une vie décente et contribuer au développement. BNCE-Mali et son partenaire Plan International, sur financement de Danida mettent en œuvre le programme YEWA (Youth Empowerment in West Africa) afin que les jeunes de Bougouni soient des agents de changement compétents, qualifiés et aptes au travail.

Le programme YEWA a été présenté aux participants. A propos des droits des enfants, M. Diarra a rappelé que chaque enfant a le droit de s’épanouir au sein de sa communauté. Les enseignants et les parents sont encouragés à cesser les violences physiques, morales et psychologiques sur les enfants. Ces violences sont en générale sources de traumatisme et de dépression chez de nombreux adolescents. « Les agressions sexuelles sur les mineur(e)s ainsi que les mariages forcés constituent un crime et punissable par la loi », a-t-il souligné.

Aux termes d’un long débat mené par Soungalo Niambélé, maire de Dogo, et Simon Sagara, responsable du service promotion de la femme et de l’enfant du Conseil de cercle de Bougouni, plusieurs recommandations ont été faites. Les participants ont souhaité que ces genres de rencontre se tiennent régulièrement, les parents doivent écouter davantage les enfants et surtout leur donner une éducation sexuelle.
Unanimement les leaders religieux, les présidents d’associations féminines et juvéniles ainsi que les enseignants se sont engagés à faire l’écho de la rencontre dans leurs localités respectives et à accompagner leurs concitoyens à mieux encadrer les adolescents.

Yaou Kawélé
Du 18 Septembre 2018