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Un incident s’est produit, le 21 octobre 2012, entre l’armée malienne et des individus armés dans la localité de Goma Coura, située à quarante kilomètres de Diabaly. Contrairement au premier incident qui s’était produit, le 8 septembre, conduisant à la mort de 16 personnes (8 maliens et 8 mauritaniens) de la confrérie musulmane, la Dawa, le gouvernement salue, cette fois-ci, la vigilance de l’armée.

jpg_une-1129.jpg«Les éléments de la patrouille militaire de Diabaly ont réussi à mettre hors d’état de nuire les bandits armés» a indiqué un communiqué du ministère de la défense et des anciens combattants. Le texte signé par le Conseiller à la communication du département, le lieutenant colonel Diarran Koné annonce le bilan suivant : «une dizaine de bandits tués, 3 motos, 2 fusils de chasse et des munitions de 7.62 millimètres saisis». Et, «l’armée nationale ne déplore aucune victime», a-t-il annoncé.

Cet accrochage intervient à la suite d’une attaque d’un bus de forains survenue dans la nuit du 15 au 16 octobre. «Le Gouvernement invite les populations à informer les forces de sécurité et de défense de toute action suspecte ou de la présence de tout groupe d’individus suspects sur toute l’étendue du territoire pour les aider à protéger davantage et à sauvegarder les intérêts de la nation», conseille le lieutenant colonel Diarran Koné.

Si le gouvernement ne révèle pas l’identité des victimes, la presse internationale les avait présentés les 23 et 24 octobre comme un «groupe de nomades touareg qui se rendaient vers la Mauritanie». A Ouagadougou où il vit, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, un responsable de la rébellion touareg du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) avait affirmé à l’Agence France Presse (AFP) qu’il s’agissait de « neuf civils touareg…, enlevés et assassinés par l’armée malienne sous le prétexte qu’ils étaient proches du MNLA ».

Seydou Coulibaly

30 Octobre 2012

©AFRIBONE