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Le conseil exécutif du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS) a organisé samedi à la Maison de la presse une journée de réflexion sur « le développement durable et la gouvernance ». Animée par l’environnementaliste Mahamane Maïga, la rencontre s’est efforcée d’informer et sensibiliser sur les problèmes de développement durable et de gouvernance. Elle s’est déroulée en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Messaoud Ould Mohamed Lahbib, et de l’ancien ministre Seydou Idrissa Traoré.

Le RDS, a rappelé son président Younouss Hamèye Dicko, ne peut rester insensible face au mal développement de notre pays. C’est pourquoi il organise cette journée de réflexion qu’il place sous le signe du « développement durable et la gouvernance ». Tout comme l’emploi des jeunes et le chômage, l’éducation, le développement durable reste un casse-tête pour les différents types de pouvoirs, communistes, socialistes, capitalistes, populistes ou religieux, a constaté Younouss Hamèye Dicko.

En 1972, a-t-il rappelé, la Conférence des Nations unies sur l’environnement a permis aux scientifiques de lancer un cri d’alarme à la communauté internationale sur l’état d’épuisement des ressources naturelles de la planète. En effet, a argumenté le président du RDS, le développement industriel, l’accroissement de la production, l’augmentation insensée de la consommation, celle de l’urbanisation et la croissance galopante de la démographie portent aux ressources mondiales des coups et des impacts de plus en plus durs et irréversibles.

Depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979, a expliqué Mahamane Maïga, les pays développés ont pris conscience que leur prospérité matérielle était basée sur l’utilisation intensive de ressources naturelles finies et que par conséquent, outre l’économique et le social, un troisième aspect avait été négligé : l’environnement. Pour certains analystes, le modèle de développement industriel n’est pas viable sur le plan environnemental car il ne permet pas un développement qui puisse durer.

Les points cruciaux en faveur de cette affirmation sont l’épuisement des ressources naturelles, la pénurie des ressources en eau douce susceptibles d’affecter l’agriculture, la destruction et la fragmentation des écosystèmes ainsi que l’érosion de la biodiversité. Au problème de viabilité s’ajoute un problème d’équité : les pauvres subissent le plus la crise écologique et climatique. La réflexion est menée autour d’un nouveau mode de développement appelé « développement durable ». Il s’agit aussi, en s’appuyant sur de nouvelles valeurs universelles d’affirmer une approche double dans le temps et dans l’espace.

Essor du 22 Mai 2013

S. DOUMBIA


Partage du Mali par l’entente Hollande-Dioncounda : Le ministre Messa Ould Mohamed Lady du Rds se fera t-il complice ?

Le Pr Younouss Hamèye Dicko, lors de son intervention, à la fin de la journée de réflexion sur le développement durable et la gouvernance, a porté un doigt accusateur sur les autorités du Mali, accusées de partager le Mali avec la France. Il s’étonne que tout se passe entre les présidents français, François Hollande et malien, Dioncounda Traoré, à Paris sur le dos du Mali, sans l’accord des maliens. Il estime qu’ils sont entrain de partager le Mali. Il se demande : s’il y a réellement la bonne gouvernance est-ce qu’on peut engager le Mali sans l’accord des maliens? En appui de cette information, il a martelé ceci : «Plus jamais d’irresponsables aux commandes de notre pays»

Au même moment, Messa Ould Mohamed Lady, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, 4è vice président du Rds, juste à côte Pr Younouss Hamèye Dicko, était plongé dans une médiation de cathédrale.

Les actes posés par le président Dioncounda pour le Mali engagent toute l’équipe gouvernementale, solidarité oblige. Le ministre Messa Ould Mohamed Lady qui est du Rds, va-il tirer les conséquences de la déclaration de son président, ou va-t-il aider le président Dioncounda Traoré à partager le Mali sans l’accord des Maliens?

L’ancien ministre Seydou Idrissa Traoré assène ses quatre vérités

Il figurait parmi les invités de marque de la journée de réflexion du Rds. Dans son intervention contributive, le connaissant, il a asséné ses quatre vérités. L’ancien ministre Seydou Idrissa Traoré est formel, « nous sommes tous responsables de la situation, nous ne sommes pas des références pour nos enfants, on n’a rien fait que tricher et mentir.»

Il a demandé à la jeunesse de changer les stratégies et de ne pas se référer aux vieux. Il a terminé en prévenant la jeunesse qu’elle ne sera rien si elle épouse le même comportement des dirigeants actuels.

M. Traoré ne partage pas l’avis de ceux-là qui cherchent des boucs émissaires, ou bien font croire que c’est ATT qui est le seul responsable de la situation actuelle du Mali. En tout cas, c’est un message qui est destiné à tous ceux qui ont pris part à la gestion du pays, à un moment ou à un autre.

Site minier de Foroko dans le cercle de Kangaba : Le bilan désastreux de la descente musclée des forces de l’ordre

D’énormes pertes de matériels et d’argent, 2 personnes décédées, 5 blessées, c’est le bilan terrible provoqué par la descente violente dans le site minier de Foroko, des forces de l’ordre et de sécurité contre les orpailleurs le samedi 11 Mai 2013.

L’information a été donnée le vendredi 17 mai 2013, lors d’une conférence de presse animée par le collectif des orpailleurs de Foroko et de Kabadani, dans le cercle de Kangaba, région de Koulikoro, à la radio Kayira.

Le collectif accuse l’Etat et dénonce ce qu’il qualifie d’exaction de sa part contre de paisibles personnes qui ne cherchent qu’à vivre à la sueur de leurs fronts. « Comment comprendre que sur un site minier comme celui de Foroko, plus de soixante dix mille (70 000) personnes de plusieurs nationalités puissent être chassées de façon sauvage » s’est indigné le vice président du comité de gestion dudit site.

« L’Etat devrait nous envoyer un préavis avant de procéder au déguerpissement des orpailleurs. Mais, cela n’a pas malheureusement été le cas » a ajouté Sékouba Yaffa, très en colère à propos de cette attitude d’un Etat qui agit sous les ordres de la société African Gold Company (AGG) qui dit posséder un permis.

A propos d’une solution adéquate, « il n’y a eu aucun acte posé de la part de l’Etat qui est censé protégé tous ses citoyens », a laissé entendre Yaffa dans son intervention.

« Pliez vos bagages et rentrez chez vous » c’est le slogan que les forces de l’ordre et de sécurité ont scandé avant de procéder à la chasse des orpailleurs du site. Conséquences : 2 morts et 5 blessés a précisé Yaffa qui demande au gouvernement du Mali le retour des orpailleurs sur le même site de Foroko dans les meilleurs délais.

Aux dernières nouvelles, un constat de la chambre des mines, à travers des huissiers, fait état d’une perte de plus de quatre cents millions (400 000 000) de francs CFA. Cette semaine, le collectif entend lui aussi commettre des huissiers pour le même exercice, nous signale ses responsables.

Siaka Z. Traoré

Le Guido du 22 Mai 2013.