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La cinquantaine d’opérateurs économiques qui s’étaient rendus en Iran pour un voyage d’affaires de 5 jours ont regagné Bamako la semaine dernière.

La délégation comprenant, entre autres, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Jeamille Bittar, et le PDG de la Banque de l’habitat du Mali (BHM), Mamadou Baba Sylla, avait un double objectif en se rendant en Iran : négocier les conditions d’application des deux lignes de crédits offertes par les Iraniens lors de la visite du président de la République en mai 2005 et créer les opportunités d’affaires avec le privé iranien.

Le président de la CCIM se dit tout heureux de constater que la mission a été une grande réussite parce que les objectifs ont été atteints.

Selon lui, les opportunités d’affaires n’ont pas manqué avec près de 3/4 d’opérateurs économiques qui ont pu nouer des partenariats. Des projets de création d’entreprises commerciales et d’industries de transformation ont été ficelés.

Le point d’orgue de la mission est l’accord trouvé avec la partie iranienne de définir les modalités d’application des 13 milliards de F CFA (20 millions d’euros) en faveur des opérateurs économiques du Mali. Ce pactole est offert et garanti par la Banque iranienne pour l’exportation.

Un bon filon

Le prêt est sans intérêt, mais certaines conditions s’imposent quant à son utilisation. Pour être éligible, le prétendant doit l’utiliser à l’achat de marchandises iraniennes ou fabriquées en Iran ou au moins le produit acheté doit être constitué à 65 % de produits iraniens.

Le commerçant doit avant tout passer par la CCIM et la BHM et présenter ses trois derniers états financiers.

La BHM, qui est considérée comme l’opérateur financier dans ce programme, est choisie pour ouvrir les lettres de crédit simple. Le postulant au fonds est tenu d’avoir un compte dans cette banque, qui s’engage à ouvrir un guichet spécial pour la réussite de l’opération.

Afin d’éviter toute situation d’insolvabilité, le bénéficiaire du fonds dépose au préalable 15 % du montant de la marchandise. Pour les marchandises qui ne sont pas couvertes de garantie, la BHM a préconisé de les mettre en tierce détention.

Dans ce cas, les propriétaires payent la banque chaque fois qu’il sort ses marchandises.
Les 13 milliards de F CFA constituent, pour les opérateurs économiques maliens, une aubaine au moment où le secteur connaît un déficit réel de son financement.
Abdrahamane Dicko

Rendez-vous

L’Egypte a en croire le président de la CCIM, elle aussi mis à la disposition de nos opérateurs économiques une ligne de crédit. Une mission se rendra dans ce pays dans les prochains jours pour discuter des conditions de sa mise en exécution.

Dans le cadre des échanges économiques et opportunités d’affaires, deux grands rendez-vous attendent les hommes d’affaires maliens : la Journée économique du Mali à Paris le 27 septembre prochain et la participation des milieux d’affaires maliens à la Foire internationale de Jakarta (Indonésie) en début octobre 2005.

Ce sont une centaine d’opérateurs économiques qui sont attendus au rendez-vous annuel de la Journée économique du Mali en France en compagnie du ministre Ousmane Thiam de la Promotion des investissements et des PME et celui de l’Artisanat et du Tourisme, Ndiaye Bah.

Le président du Conseil national du patronat malien (CNPM), Moussa Balla Coulibaly, et Jeamille Bittar de la CCIM seront à la tête de la délégation du secteur privé.

A. D.

19 septembre 2005.