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Dans le but de décrire la situation des projets et programmes et offrir aux acteurs du développement rural des éléments d’appréciation et d’orientation, la Cellule de Planification et de Statistiques (CPS), du ministère de l’Agriculture, en collaboration avec le ministère de l’Elévage et de la Pêche et le Commissariat à la Sécurité Alimentaire a présenté au titre de l’année 2008 un répertoire de 101 projets. C’était le vendredi 1er août à la Direction Administrative et Financière du ministère de l’Agriculture.

Le répertoire qui est un document compilant en son sein 101projets, apporte de nouveaux éléments introduits par la mise en oeuvre progressive de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. Ainsi, des informations concernant les modalités d’appui, les procédures utilisées pour le financement international ou encore le type d’unité de gestion de projet ont été intégrées dans les fiches descriptives.

Le répertoire, un outil exhaustif

En effet, la CPS a pour mission de fournir régulièrement aux structures concernées et aux partenaires techniques et financiers une description globale du portefeuille en cours d’exécution sur le territoire national. Le répertoire est un outil exhaustif, préparatoire à l’introduction d’une approche-programme pour le développement rural, permettant d’élaborer une stratégie sectorielle à long terme.

Face au nombre élevé de projets et programmes, la description de chaque projet a été volontairement limitée à deux pages. L’ordre de présentation des projets et programmes est fonction de la répartition régionale et de la tutelle administrative.

Sur le plan méthodologique, toutes les informations ont été recueillies directement auprès des projets lors de visites de terrain effectuées en janvier 2008, mais également en exploitant les documents de projets contenus dans la base de données sectorielles, fortes de plus de 1 600 références.

La répartition des projets et programmes par département

Avec 101 projets financés suivant des modalités très variables, par plus de trente bailleurs de fonds différents et par le gouvernement du Mali, le secteur du développement rural est l’un des secteurs les plus actifs du pays. C’est ainsi que le ministère de l’Agriculture regroupe 66 projets, dont 52 en exécution et 14 en préparation.

Le ministère de l’Elevage et de la Pêche regorge 27 projets, dont 23 en exécution et 4 en préparation. Quant au Commissariat à la Sécurité Alimentaire, il totalise 7 projets en exécution et un en préparation. Ainsi, au regard de ces chiffres, il apparaît très clairement que la grande majorité des projets et programmes est rattachée au ministère de l’Agriculture avec près de deux tiers (2/3) du nombre total de projet.


La répartition des financements

Le financement acquis total du portefeuille des projets et programmes du Secteur du Développement Rural (SDR) s’élève à 574 milliards de F CFA. Ce montant est essentiellement concentré au ministère de l’Agriculture avec 77% des financements. Si le nombre total de projets et programmes est relativement assez élevé, ceux dont le financement est supérieur à 10 milliards de F CFA sont au nombre de 19 dont, 14 au ministère de l’Agriculture, 4 au ministère de l’Elevage et de la Pêche et 2 au Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Ces 19 projets et programmes totalisent 57% du financement accordé au secteur rural.

Ces financements acquis se répartissent entre les projets et programmes en cours d’exécution pour 491 milliards de F CFA, tandis que le coût des projets et programmes qui ont démarré en 2008 s’élève à 82 milliards de nos francs.

Le montant de financement acquis, soit plus de 81 milliards de F CFA, est en augmentation de 16,6% par rapport à 2005.

S’agissant de la nature des financements, les travaux de la huitième revue annuelle des projets et programmes du SDR ont permis de mettre en évidence certaines caractéristiques concernant la nature et les sources de financement du secteur : 81% du portefeuille sont assurés sur financement extérieur, l’engagement de l’Etat représente 19% du volume total, la part des coopérations bilatérales directes s’élève à 16%.


La coopération belge appuie le secteur rural

Pour Ludo Rochette, Attaché à la Coopération internationale à l’Ambassade de Belgique au Mali, la Coopération Belge soutient déjà depuis le début de la coopération bilatérale en 1992, les ministères de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche . Cette coopération va se poursuivre grâce aux résultats obtenus lors de la 4ème Commission mixte belgo-malienne de juin dernier.

Ainsi, à travers les résultats de cette 4ème Commission, il ressort une ferme volonté de la Belgique de poursuivre ses efforts dans le secteur productif et d’accompagner le Mali dans la mise en place progressive d’une approche sectorielle pour le développement rural, a souligné M. Rochette.

Pour la représentante du ministère de l’Agriculture, Fatoumata Wallet Abdoulaye, le répertoire est une approche qui fédère tous les projets et programmes dans le secteur du développement rural. Elle a conclu son intervention en remerciant les partenaires techniques et financiers surtout la Coopération Belge qui a appuyé la production du répertoire 2008.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

04 Aout 2008