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En vue de promouvoir le développement durable du Bassin du Niger, les Etats membres œuvrent, depuis 2002, pour une implication totale de la société civile. Aussi, les acteurs en la matière se pencheront sur le sujet les 13 et 14 Aût 2008 au CRES de Badalabougou.

Rappelons que l’engagement des Etats membres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) a retenu l’implication de la société civile comme l’un de ses trois domaines d’actions prioritaires.

A cet effet, le Secrétaire Exécutif, avec le concours des partenaires techniques et financiers, a mis en oeuvre, de 2005 à 2006, la première étape d’un programme d’appui à la société civile du Bassin, qui a permis la réalisation d’une étude de reconnaissance, d’identification et de caractérisation des usagers de l’eau, ainsi que l’organisation du premier forum des usagers des ressources naturelles du Bassin, en Février 2006 à Fada Gourma (Burkina Faso).

Une seconde phase d’appui à l’implication de la société civile au processus de la vision partagée, a été exécutée de Mars 2007 à Mars 2008 par l’entremise de l’ONG internationale. “Eau Vive Niger” a permis de consolider les acquis de la première phase, en jetant les bases de l’implication des usagers des ressources naturelles à la gestion et au développement durable du Bassin.

Il est à souligner également que six pays de l’ABN ont bénéficié d’une autre initiative d’appui à l’implication de la société civile, dans le processus de la vision partagée par le biais de WWF, en partenariat avec le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA).

Au Secrétaire Exécutif de l’ABN de confirmer que l’offensive menée ainsi depuis quelques années a finalement permis aujourd’hui la mise en place, dans les pays membres de neuf coordinations nationales, des usagers des ressources du Bassin. Aussi, pour M. Mohamed Bello Tuga, le présent atelier s’inscrit en droite ligne dans l’exécution des résolutions n°4 et 5 de la session extraordinaire du Conseil des ministres de l’ABN tenu à Niamey en juillet 2007.

Dans son intervention, le président de la Coordination Nationale des Usagers du Mali a surtout exhorté les participants à se pencher sur les textes régissant la vie de leur organisation.

A cet effet, ils doivent les analyser sans complaisance, tout en tenant compte des préoccupations des Usagers et de l’Autorité du Bassin du Niger, afin d’avoir une grande capacité d’anticipation et surtout, de propositions allant dans le sens de l’amélioration du cadre et des conditions de vie de nos populations.

Selon le représentant du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau, le Pr. Lamissa Diabaté, il est désormais universellement admis que le développement durable de toute communauté est utopique, sans l’implication effective de la société civile dans la mise en oeuvre des politiques de développement. En effet, ce sont les usagers des ressources naturelles qui constituent la force motrice de toute action de développement.

Le Bassin du Niger, malgré ses énormes potentialités et les efforts engagés au niveau national et régional durant ces trois dernières décennies, reste encore confronté à une dégradation accentuée de son écosystème et à une extrême pauvreté de ses populations. Il nous faut agir vite ensemble, pour inverser cette tendance.

Bakoroba COULIBALY

14 Aout 2008