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Des assises nationales du nord se sont ouvertes ce vendredi 1er novembre 2013 à Bamako pour débattre des problèmes de cette partie du pays en réponse à la rébellion touareg. Deux jours durant, les participants représentant «toutes les composantes culturelles et sociales» du Mali définiront des axes stratégiques visant à «rattraper» le retard de développement.

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Aux Assises nationales du nord, «il n’y aura pas de question tabou», a expliqué le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Le chef de l’Etat qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette réunion soutient que la question du nord «constitue la priorité de (son) gouvernement», réitère aux groupes armés indépendantistes que le Mali «restera un et indivisible».

Le président de la République estime qu’il doit être mis fin à la culture de l’impunité et explique les récentes libérations de prisonniers des groupes armés du nord comme une volonté participant à une mise en œuvre de mesures de confiance. «Je l’assumerai pour le prix de la paix», a clamé IBK.

Le gouvernement travaille à la restructuration de la Commission dialogue et réconciliation qui deviendra Commission vérité et réconciliation. L’Etat, selon le ministre de la réconciliation nationale et du développement des régions nord, Cheick Oumar Diarrah, cherche à instruire un nouveau contrat social visant à la refondation de la République et de la démocratie.

Le gouvernement avec ses partenaires a adopté à la faveur d’un atelier le 14 octobre un plan d’urgence de développement du nord dont le coût, selon des sources, s’élève à plus de 400 milliards de F Cfa. Singulier par sa nature, ce forum est «supposé guérir le Mali des maux qui l’assaillent», selon IBK. Il s’agit des crises cycliques dans le septentrion, de l’amélioration des rapports entre l’Etat et les citoyens, le pouvoir des collectivités décentralisées, le développement économique, les spécificités régionales, la lutte contre la criminalité transfrontalière mais aussi le narcotrafic, la coopération avec les pays voisins, sont autant de sujets en débat qui «impliquent que chacun se sente concerné», selon le chef de l’Etat, qui veut «ensemencer le changement» dès ces assises.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE

Le 1er Novembre 2013