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La Banque Mondiale et le gouvernement en quête des éléments tangibles pour l’élaboration d’une étude

Le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle et la Banque Mondiale ont organisé, le lundi 29 septembre, au Centre de perfectionnement de l’ANPE, un atelier technique sur le développement des compétences pour la croissance économique. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Emploi, Iba N’Diaye avec à ses côtés le Représentant-rédisent de la Banque Mondiale au Mali, Alassane Diawara.

Cet atelier technique sur le développement des compétences pour la croissance économique a regroupé responsables des services centraux du ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle, les représentants des organisations professionnelles comme la FNAM, l’APCAMM, l’APCAM, le CNPM, les centrales syndicales du Mali, les organismes privés de formation et les organisations paysannes. Tous ces acteurs étaient réunis pour l’identification et la proposition d’éléments tangibles devant concourir à la formulation de l’Etude sur le développement des compétences pour la croissance économique.

En effet, à la demande du gouvernement du Mali, la Banque Mondiale conduit cette étude dont l’objectif principal est d’identifier les axes prioritaires d’un développement des compétences venant appuyer la croissance économique et la création d’emplois.

Le Représentant-résident de la Banque Mondiale a souligné, que «  la mise en œuvre de la stratégie de croissance économique est une exigence-clé pour le pays « . Adopté en décembre 2006 par le gouvernement, cette stratégie identifie un certain nombre de secteurs porteurs qui présentent de très fortes potentialités de croissance pour le PIB, mais à l conditions expresse que leurs mesures d’accompagnement nécessaires soient prises, notamment en matière de ressources humaines qualifiées et plus particulièrement dans le domaine du développement des compétences.

L’étude en vue retient un certain nombre de domaines tels les besoins en compétences dans l’économie formelle et informelle, l’établissement de l’équilibre pour les compétences dans les secteurs de l’enseignement général, la formation professionnelle et technique et l’enseignement supérieur, le renforcement des mécanismes financiers propres, une évaluation de l’efficacité et de l’efficience des programmes et la promotion de la qualité dans l’offre de formation.

En effet, à en croire le ministre Iba N’Diaye, pour permettre au Mali d’atteindre le taux de croissance économique de 7% en 2012 tel que recommandé par le PDES, la stratégie à mener doit prioriser le développement des compétences dans une perspective de leur adéquation aux secteurs socio-économiques et culturels et surtout les plus porteurs.

Le ministre d’indiquer que « la tâche est immense et tous les secteurs économiques éprouvent, de la même manière, le besoin de développement des compétences liées à leurs filières d’activités. Dans ces conditions, il nous faut faire preuve de capacité de discernement et d’objectivité dans le choix de la formulation des propositions. Voilà partager avec vous la problématique qui se pose en ce qui concerne aujourd’hui le développement des compétences pour la croissance économique« .

Il s’est ensuite interrogé en ces termes : «l’idée de discriminer les secteurs économiques où les compétences doivent être développées pour atteindre une croissance accélérée est-elle judicieuse à tout point de vue ? Car notre économie est marquée par la prédominance du secteur agro-sylvo-pastoral et artisanal qui couvrent 80 % de la population active. Sans oublier que l’appréciation d’un taux de croissance économique se fait par rapport à l’augmentation du PIB et à l’amélioration des conditions de vie des populations».

Iba N’Diaye demeure convaincu que « le Mali a les moyens de relever les défis que pose le développement des compétences pour la croissance économique, il dispose non seulement d’un potentiel économique riche et varié surtout au niveau du secteur rural mais aussi d’une population des plus jeunes de la sous-région »

C’est pourquoi, il a invité les uns et les autres à orienter efficacement mais objectivement l’étude sur le développement des compétences pour la croissance économique au Mali.


Youssouf CAMARA

03 Octobre 2008