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La ligne de financement des collectivités territoriales est un programme mis en place par la Fondation Stromme. Il s’agit de mettre à disposition un fonds au niveau des communes. Ce fonds est uniquement utilisé dans le domaine de l’éducation quand on sait que ce secteur est le socle de tout développement. Pour réussir ce programme, le fonds destiné aux communes est géré par les Collectivités.
Le programme qui a été initié en 2005 permet aux communes de bénéficier de l’accès à l’éducation de base, à l’amélioration de la qualité de l’éducation de base, du cadre d’apprentissage à l’école et la sensibilisation pour l’éducation formelle et non formelle. Pour ce faire, la Commune élabore un document projet avec l’appui de l’une des ONG partenaires de la Fondation Stromme. Il faut également qu’elle implique toutes les communautés de sa circonscription depuis la conception du projet et s’engage à diffuser le document dans tous les villages.
Pour bénéficier du fonds, il faut que la commune manifeste sa volonté à restituer aux communautés l’existence d’une culture de transparence et surtout sa contribution dans un cadre d’appropriation du projet. Le rapport coût et l’impact du projet sont aussi demandés.

Pour la phase-test qui s’est déroulée en 2005, sept communes ont bénéficié du projet sur 40 requêtes formulées. Ils s’agit de Keleya, Bougouni, Sibirila (sous-préfecture de Manakoro), Kolokoba et Pimperna dans le cercle de Sikasso, Dialafara dans le cercle de Kéniéba et Fatoma dans le cercle de Mopti. Ces Communes et la Fondation Stromme ont réalisé ensemble plusieurs actions. Il s’agit de la construction de 17 salles de classes en semi-dur, la distribution de 611 tables bancs, 2 030 cahiers, 1 200 bics, 700 ardoises, 200 boîtes de craie. Une soixantaine d’enseignants ont bénéficié d’un recyclage et dix sept ont vu leur salaire pris en charge.
Sans compter la formation d’une vingtaine de comités de gestion scolaires et des actions de sensibilisation dans lesdites communes en faveur de la scolarisation des enfants. Le coût de toutes ces actions s’élève 98 286 010 FCFA dont 59% sont pris en charge par les Communes à titre de contribution.

L’impact de ces actions, comme l’a souligné le chargé du programme, Mamoutou Coulibaly, aura été l’amélioration du cadre d’apprentissage de près de 2 000 enfants en milieu rural, la facilitation du travail des enseignants dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’éducation et le maintien de plusieurs enfants indigents à l’école. En tout cas, pour la phase test, la Fondation Stromme a rencontré beaucoup de difficultés. Il s’agit de la faiblesse dans le processus de restitution entre les communes et les communautés, la non responsabilisation des communes par les ONG dans la gestion des fonds alors que chaque commune devrait gérer le fonds. S’y ajoute la faible qualité de certains mobiliers achetés et mis à la disposition des villages.

Pour approfondir la compréhension du programme par les différents partenaires la Fondation Stromme a initié un atelier sur la ligne de financement des collectivités territoriales. Dont les travaux ont démarré hier, mardi 4 juillet à l’hôtel Salam sous la présidence du Président du Haut conseil des collectivités territoriales, Oumarou Ag Ibrahim.

Cette rencontre qui prend fin cet après-midi, permettra d’amener les partenaires de la Fondation Stromme a un usage efficace et efficient des subventions accordées en harmonie avec leur stratégie régionale d’éducation. Il s’agit de faire une grande diffusion du programme d’appui aux collectivités territoriales pour faire bénéficier d’autres communes à travers d’autres partenaires.
Oumarou Ag Ibrahim, après avoir salué la Fondation Stromme pour ce programme, a estimé que la décentralisation s’inscrit dans l’esprit de l’Etat de droit. Elle s’est installée grâce à la loi fondamentale de février 1992 et constitue une réponse aux préoccupations fondamentales.
Ce sont la préservation de l’unité nationale et l’intégrité territoriale, la refondation de l’Etat, la démocratisation de la gestion des affaires publiques et la lutte contre la pauvreté et les maladies.

Alou B HAIDARA

5 JUILLET 2006