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En plus du donateur, la cérémonie a regroupé l’ancien député MPR de la commune IV, M. Oumar Kanouté, le représentant du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Sébénikoro, M. Isaac Coulibaly, le Directeur de l’école bénéficiaire, M.Issa Traoré, et des parents d’élèves venus nombreux pour donner de l’éclat à cette cérémonie certes modeste, mais pleine de signification.

En effet, la cérémonie a d’abord commencé par l’exécution de l’hymne national du Mali par les élèves et la prestation d’une chanson sur le SIDA. Ils ont également réalisé un sketch qui évoque les difficultés que rencontrent les écoles privées dans leur fonctionnement.

Au nombre de ces difficultés : le non paiement des frais d’étude par les parents d’élèves. Aussi, le sketch a invité les parents d’élèves à s’acquitter normalement des frais mensuels d’étude, toute chose dont dépend le bon fonctionnement de l’école et la bonne formation des élèves.

Tout en se réjouissant du don, le Directeur de l’école fondamentale privée “L’Educateur“, M. Issa Traoré, a fait savoir que toutes les écoles privées n’ont pas la chance de bénéficier d’une telle aide. “Ces livres seront partagés entre les élèves qui n’en ont pas“, a-t-il indiqué. Et le Directeur, de rappeler, à ce niveau, que son école compte 6 classes, avec un effectif de 160 élèves.

Quant au représentant de l’Association des Parents d’Elèves (APE), il a remercié le donateur pour sa générosité. mais ce dernier indiquera : “J’ai fait ce don pour venir en aide aux enfants démunis, car tous les parents n’ont pas les moyens pour payer des fournitures scolaires à leurs progénitures. L’école n’est pas seulement l’affaire du gouvernement et des promoteurs d’écoles privées, mais l’affaire de tous…”.

Pour sa part, le représentant du CAP de Sébénikoro, M. Isaac Coulibaly, a indiqué que la formation des élèves ne peut pas aller sans l’acquisition de certains matériels didactiques, dont le livre. Aussi fera-t-il savoir : “Les livres qui arrivent à notre structure sont destinés aux écoles publiques. Nous ne donnons que des échantillons aux écoles privées. Si quelqu’un fait un don de ce genre, nous ne pouvons que le remercier. Cette aide contribue, sans nul doute, au développement de l’école malienne”.

La question d’Etat civil

Dans la foulée de cette remise de don de livres, nous avons interrogé le donateur, M. Seydou Keïta, à propos de l’Etat civil, un acte très important dans la vie d’une personne, surtout pour la scolarisation des enfants.

Le Soir de Bamako : Vous êtes le 4ème Adjoint du Maire de la Commune IV chargé de l’Etat civil. Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre mission ?

Seydou Keïta :
Merci, avant de répondre à votre question, permettez-moi de vous exprimer, au nom de tous les acteurs impliqués dans le processus de l’Etat civil en Commune IV, toutes mes gratitudes pour l’intérêt que votre journal porte à l’Etat civil.
En parlant des difficultés rencontrées, je ne parlerai pas de plusieurs. Pour moi, il n’y a qu’une seule difficulté, à savoir, la méconnaissance des textes et les lois régissant l’Etat civil, par les acteurs et les citoyens.

Le Soir de Bamako : Quels sont vos rapports avec les autres structures impliquées dans la gestion de l’Etat civil, notamment les tribunaux, les commissariats, les maternités… ?

Seydou Keïta :
Nos rapports avec les autres structures impliquées dans le processus, ils sont bons. Ils sont basés sur des conseils et de la confiance. Le seul rapport qui peut être une difficulté est dû à la certification des copies qui n’est pas bien appréciée au niveau des commissariats. Cela se comprend aussi par le fait que certains s’évertuent à livrer les copies d’acte d’Etat civil à tort et à travers. Il s’agit des fraudeurs qui confectionnent des cachets, imitent des signatures pour des pratiques malsaines.

Le soir de Bamako : Pensez-vous que le RAVEC permettra au Mali d’avoir un Etat civil fiable et sécurisé ?

Seydou Keïta
: Si le RAVEC n’avait pas été initié par les autorités, il fallait l’inventer. Je suis plus que confiant que le RAVEC permettra à notre pays d’avoir un Etat civil fiable et sécurisé.

Le Soir de Bamako : Quel appel avez-vous à lancer aux populations, afin qu’elles se fassent recenser ?

Seydou Keïta : L’appel que j’ai à lancer à la population, c’est d’accueillir à bras ouverts les agents recenseurs et recenser tous les membres de la famille.
Moussa TOURE

05 mars 2009