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Dans le cadre de l’exécution de son programme de développement communautaire centré sur l’enfant, l’ONG Plan-Mali a accompagné la directrice nationale de Plan Angleterre, Marie Straunton dans les localités de Nieuguecoura, Tourela, dans le cercle de Kati le 30 juin 2012.

Le village de Neuguecoura fut la première étape de ce périple à réserver «un accueil chaleureux» à la délégation de Plan, avec des mots de bienvenu du chef de village, Moriba Doumbia, et du «premier ministre du gouvernement des enfants», Karim Coulibaly. Celui-ci a témoigné du soutien de Plan-Mali dans l’épanouissement des enfants de leur localité. La délégation s’est ensuite retrouvée au centre de développement de la petite enfance (CDPE) du village où Mme Marie Straunton a rencontré un groupe de jeunes écolières qui ont conscience de l’importance de l’éducation scolaire.

Le but de cette visite était de s’imprégner des projets mis en œuvre en faveur des enfants dans ces contrées. La plupart des jeunes filles, témoignent-elles, ont, un moment, éprouvé l’envie d’interrompre leur étude. C’est un programme axé sur l’équité du genre qui leur aurait donné finalement de l’espoir, avec le soutien d’un groupe de femme appelée «Denbaton» qui «contribue à valoriser l’éducation des jeunes filles dans la communauté», selon les experts de Plan-Mali.

À quelques Kilomètres de Sanankoroba, se trouve un village : Tourela. Là, les populations seraient en voie d’abandon de la pratique de l’excision ; objectif cher à l’ONG Plan. On estime à 112 ménages de Tourela, ceux qui ont décidé de «déposer pour toujours le couteau de l’excision». Cette initiative, faut-il le souligner, a été accompagné par le «projet de protection de l’enfant, lutte contre la pratique de l’excision». La tâche de la sensibilisation était révolue à un groupe de 25 personnes, «Mékoroton». Sa présidente, Sitan Bakayoko, une ancienne exciseuse, témoigne des nombreuses complications qu’elle a rencontrées lors de l’exercice de son ancien métier qu’elle estime malveillante : des victimes en meurent ou gardent les séquelles tout au long de leurs vies.

Conscients de ces enjeux, les Notabilités, des ex-exciseuses, ont tenu à témoigner leur sympathie à la délégation de Plan-Mali. Selon Souleymane Doumbia, membre de la famille du chef de village, c’est à la suite d’une série de complications survenues chez des filles du village que la population a réellement pris conscience des conséquences néfastes de la pratique.

Seydou Coulibaly

Le 6 Juillet 2012

© AFRIBONE