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Mardi, devant les députés européens réunis en session plénière à Strasbourg, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, n’est pas allé avec le dos de la cuillère sur la question de Kidal.

L’hôte de marque que les eurodéputés ont reçu mardi n’a pas mâché ses mots en parlant de la gestion de la situation du Nord du Mali, particulièrement celle de Kidal. Un véritable coup de sang.

Comme tout bon homme d’Etat, IBK a d’abord transmis les salutations les plus sincères du peuple du Mali ; et a assuré l’Europe que le Mali respectera ses engagements, tant démocratiques que conventionnels. Avant d’ajouter que « nous serons comptables de chaque centime », en parlant de l’aide de plus de trois milliards d’euros promise par la communauté internationale.

Puisque l’épineuse question du Nord est la grande plaie ouverte du Mali, IBK a déclaré que la réconciliation nationale demeure son cheval de bataille. A ce titre, il a plaidé pour que « cessent les interférences et le romantisme vis à vis des Touaregs», ce qui ne fait pas avancer les choses.

En clair, le président malien a décrié l’ingérence de la France dans la gestion de la situation de Kidal. Selon ses propos, le gouvernement du Mali s’attèle à renouer les liens entre le Sud et le Nord, c’est la raison pour laquelle un ministère dit de la Réconciliation nationale a été créé.

Rokia DIABATE

Le Prétoire du 12 Décembre 2013