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On dénombre huit (8) institutions de la République au Mali. Lorsque des jeunes siègent devant le Parlement, avec à la clé des dénonciations de malversations de députés, cela s’appelle démission des députés.
Selon les membres de «Yèrèwolo», une fois les 40 jours de président par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré, terminés, l’Assemblée nationale doit être dissoute.

Dès l’annonce de la fin du régime du général Amadou Toumani Touré, l’association dénommée «Yèrèwolo kénè» a élu domicile devant l’Assemblée nationale pour dénoncer les tares de la politique ATT et demander l’audit économique de la nation de 1992 à 2012.

Les membres fondateurs de «Yèrèwolo» sont des jeunes de diverses sensibilités, rassemblés autour d’un idéal : défendre les intérêts du Mali.
Sous ATT, il fallait accepter le statut de courtisan opportuniste pour pouvoir être convié à la soupe de Koulouba. C’est sur la base du culte de la personnalité que le général déchu ATT avait bâti tout son pouvoir qui ne permettait pas l’émergence d’autres personnalités politiques, qui jadis nourrissaient une ambition pour le Mali.

Les hommes politiques ou d’affaires, qui avaient maille à partir avec la justice, ont compris que pour bénéficier de l’impunité, il suffisait de mettre la main dans la poche pour la cause du PDES, financer certaines activités du PDES, militer dans le PDES.

Et tout était permis, pourvu que le président ATT demeure au pouvoir. Il n’y avait plus de morale sous ATT : la corruption, comme le témoignent les récents détournements de fonds publics par certains démocrates sincères et convaincus d’avoir pillé le patrimoine national.

Sous le règne d’Amadou Toumani Touré, tout se ramenait à lui. Résultat : l’Etat avait disparu au profit du seul président ATT. Toute chose qui a favorisé l’émergence de la pensée unique qui ne tolère pas la contestation ou la protestation. Constat : effritement de l’autorité parentale avec inversion des rôles ; des individus étaient plus puissants que les institutions de l’Etat, des voleurs plus puissants que les juges, des fonctionnaires qui excellent plus dans le commerce que les professionnels du secteur, des associations apolitiques qui sont plus actives dans le domaine politique que les partis politiques, des nobles qui sont devenus des griots.

Ce n’est pas étonnant de voir que l’Assemblée nationale s’est transformée en un Parlement de griot, de courtisans, de zélateurs et de corrompus sous ATT avec son lot de délinquants financiers, tapis à l’Assemblée nationale. Du coup, notre auguste Parlement a pris le relais de la Maison d’arrêt de Bamako Coura.

L’association «Yèrèwolo» qui siège dans le jardin du rond point de l’hémicycle demande purement sa dissolution pour la bonne marche d’un nouveau départ du bateau Mali.

Fatou CISSE

Le 24 Avril 2012