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Membres du gouvernement, gouverneurs des régions, Mme Lansry Nana Haïdara commissaire à la sécurité alimentaire et Pablo Recalde représentant du programme alimentaire mondial, étaient présents à la cérémonie.

La campagne 2004-2005 a été difficile au Mali suite à la mauvaise pluviométrie et à l’invasion acridienne
C’est ainsi que les plus hautes autorités de la république, la société civile, les opérateurs économiques, communicateurs, Ong, partenaires au développement et pays amis, se sont mobilisés en conséquence, a rappelé Mme Lansry.

Il y a vingt ans de cela, afin de faire face à des crises alimentaires limitées aux zones vulnérables au dessus du 14ème parallèle, un dispositif de sécurité alimentaire a été mis en place.

Actuellement, ce dispositif, malgré les réajustements de 1999, ne semble pas être adapté pour répondre aux crises de grandes ampleurs comme celle que nous venons de vivre, a estimé la commissaire à la sécurité alimentaire.

Le dispositif comprend un stock national de sécurité alimentaire de 35.000 tonnes de mil sorgho uniquement, un fonds de sécurité alimentaire de 5,5 milliards de Fcfa.

Le dispositif autorise les importations de céréales que par les opérateurs privés et à travers les aides alimentaires.

Dans la pratique, le stock national de sécurité conçu pour prendre en charge une partie des besoins du pays parallèlement aux importations, est actuellement insuffisant par rapport à nos besoins mensuels qui sont de 160.000 tonnes dont 40.000 tonnes de riz.

Ce stock, est de nos jours, à son niveau le plus bas jamais enregistré à savoir 2682 tonnes pour un seuil plancher de 11.500 tonnes.

Egalement le fonds de sécurité alimentaire qui est de 262 millions de Fcfa pour un niveau optimum de 5,5 milliards de Fcfa.

Modalités de mobilisation sont souvent lentes de l’aide alimentaire, limitent nos capacités pour une réaction rapide dans la gestion des situations d’urgence ou de crises généralisées.

C’est pourquoi, il est souhaitable d’envisager l’augmentation du SNS et le remplacement progressif de l’aide alimentaire en numéraire par des actions de développement à partir de technologies éprouvées de production alimentaire, estime Mme Lansry.

Dans cette crise, les ventes d’intervention de l’OPAM, ainsi que les distributions alimentaires gratuites se sont révélées inefficaces face à l’ampleur de la crise.

Afin de reconstituer le stock national de sécurité, de poursuivre l’installation des banques de céréales et de renforcer les moyens de l’Opam, le commissaire à la sécurité alimentaire en appelle à un financement spécial de la sécurité alimentaire.

Pour Mr Recalde, les distributions gratuites, doivent être ciblées pour ne pas porter préjudice à la production nationale.

Le système actuel de sécurité alimentaire, selon Mr Issoufi Maïga a montré ses limites. Aussi, convient-il d’en tirer les conséquences et de le réadapter aux réalités.

Recommandations, tels, la mise en place de banques de céréales, renforcement et suivi de leur gestion, organisation des missions de sensibilisation pour la constitution des stocks familiaux et communautaires de céréales, lutte contre les feux de brousse, ont été émises durant la rencontre.

24 octobre 2005.