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L’atteinte de la souveraineté alimentaire, la structuration en faîtières et le renforcement des organisations professionnelles autour de certaines filières ; la formation, l’information économique et commerciale dans le cadre de la mise en place des Interprofessions et le partenariat avec les services publics et autres institutions consulaires de la sous-région et du reste du monde, sont autant de défis à relever par la nouvelle équipe.

Si l’engagement de la première mandature de Bakary Togola était bâti autour de l’autosuffisance alimentaire et de l’amélioration des revenus des producteurs, celui-ci de son deuxième mandat est placé sous le signe de la souveraineté alimentaire à travers l’objectif que s’est fixé le ministère de l’Agriculture dans le Projet pour le Développement Economique et Social.

C’est-à-dire, faire atteindre au Mali dix millions de tonnes de céréales toutes spéculations confondues, d’ici 2012. Un défi qui, selon le ministre de l’Agriculture, Aghatam Ag Alhassane ne sera gagné sans l’engagement ferme de tous les membres du nouveau bureau de l’APCAM dans l’intérêt supérieur de leurs ressortissants et du peuple malien tout entier.

 » Il s’agira pour vous de vous positionner davantage par votre meilleur sens de professionnalisme et de votre degrés d’organisation, d’utiliser de façon efficiente et efficace toutes ces ressources qui seront mis à votre disposition pour accomplir au mieux vos missions et réaliser les activités programmées au bénéfice et pour le bonheur de l’ensemble vos ressortissants. Vos actions futures doivent, à présent tendre à renforcer les acquis du PASAOP à travers certaines technologies portant notamment sur la chèvre guéra, la multiplication et diffusion de nos semences de pomme de terre, la diffusion du wassa shè et des rejets de banane et Plantin « , a instruit le ministre lors de la cérémonie d’installation de la nouvelle équipe, le 11 juillet.

Les activités doivent tendre, également, vers la structuration en faîtières et le renforcement des organisations professionnelles autour de certaines filières ; la formation, l’information économique et commerciale dans le cadre de la mise en place des Interprofessions et le partenariat avec les services publics et autres institutions consulaires de la sous-région et du reste du monde.

De l’avis de plusieurs observateurs, l’équipe de choc de Bakary Togola a les moyens de bousculer les choses.

Car, l’homme a su restaurer un climat de confiance entre les Chambres et les Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) au moment où le gouvernement vient de signer, le 19 juin 2010 à Koulouba, avec la Banque Mondiale, l’accord de crédit portant sur le financement du Projet d’Accroissement de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM).

Le gouvernement de la République du Mali en confiant la maîtrise d’ouvrage déléguée de certains programmes et projets à l’APCAM, notamment le Projet d’Accroissement de la Productivité Agricole au Mali (PAPAM) et la Phase II du Programme d’Amélioration des Systèmes d’Exploitation en zones cotonnières (PASE II) renouvelle ainsi sa confiance aux Chambres d’Agriculture et confirme de ce point de vue son option politique de responsabilisation de la Profession Agricole.

C’est dire que les Chambres d’Agriculture et les OPA disposent d’un certain nombre de ressources pour le renforcement des capacités des producteurs et de leurs organisations.

Soumaila GUINDO

22 Juillet 2010.