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Depuis le début de la crise, autorités maliennes et sénégalaises se sont fortement impliquées dans le rapatriement de leurs ressortissants.

Le ministre des maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine Oumar Hamadoun Dicko a été dépêché par le chef de l’état au Maroc, avec comme mission initiale de suivre de près la situation et d’apporter au besoin assistance à nos compatriotes.

Mercredi, un premier avion en provenance de Oujda au Maroc, avait atterri à l’aéroport de Bamako Sénou.

Hier jeudi, deux nouveaux convois de maliens rapatriés du Maroc sont arrivés.

A 2 heures du matin, un premier convoi est arrivé à l’aéroport de Bamako-Sénou.

Ensuite, en milieu de journée, un nouvel appareil de la Royal Air Maroc, a atterrit avec à son bord des maliens rapatriés.

Hier, un troisième avion était également attendu à Bamako en début de soirée.

Les maliens arrivés vers 14 heures hier, ont manifesté leur joie d’être rentrés sains et saufs au pays, après plusieurs jours de cauchemar dans le désert marocain.

Par contre, les béninois, camerounais, gambiens, guinéens, ivoiriens, nigériens et togolais, dans la même situation, n’ont pas eu la même chance.

Hier jeudi, le porte-parole du gouvernement marocain, a reconnu que ce sont les forces de l’ordre marocaines qui avaient tiré à balles réelles sur les émigrés montés à l’assaut des grillages de l’enclave espagnole de Mellina.

Et jusqu’à présent, espagnols et marocains se rejetaient la responsabilité de ces bavures.

Hier également l’Organisation des Nations Unies (ONU), s’est engagée dans une course contre la montre pour retrouver les autres ressortissants africains, toujours présents dans la zone désertique, sans eau ni nourriture.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) s’est dit très préoccupé par le sort d’un groupe de migrants africains abandonnés par les forces marocaines dans le désert.

Le HCR est en contact avec Médecins Sans Frontière, les ONG espagnoles sur place, ainsi que les autorités marocaines et algériennes.

La Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) a également procédé à la recherche de subsahariens dans le désert.

Le sud de Smara, à 15km de la ligne du cessez-le-feu où pourrait se trouver un groupe de subsahariens est fouillé.
Près de Nouadhibou, dernière ville mauritanienne avant la frontière avec le Sahara occidental, une équipe du HCR fait des recherches.

Une dernière équipe doit se rendre près de Guelmim, où bus de migrants africains sont regroupés. Dans cette ville, une garnison de l’armée marocaine est cantonnée et près de 800 émigrants arrivés en début de semaine s’y trouveraient, en attendant leur sort.

La Mauritanie, a quant à elle, refusé de recevoir les migrants refoulés du Maroc à bord d’autocars. Ces émigrés attendent d’être acheminés vers d’autres zones.

Hier, révélation a été faite par Franco Frattini commissaire européen chargé du dossier, que actuellement, 20.000 émigrés sont en attente en Algérie, prêts à recommencer le voyage vers les enclaves de Ceuta et Mellina, et 10.000 autres seraient au Maroc.

14 octobre 2005.