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Deux personnes ont été tuées depuis mardi lors de manifestations tournant à l’émeute dans la région de Khartoum contre la levée des subventions sur les prix des carburants. Ces victimes portent à trois le nombre de morts depuis l’éruption de manifestations lundi dans le centre du pays et qui se sont étendues à Khartoum. Les protestations qui ont éclaté mardi soir dans la capitale se sont poursuivies jusqu’à l’aube mercredi. Des manifestants ont pillé et incendié mardi le siège du Parti du congrès national, au pouvoir, à Oumdurman, ville jumelle de Khartoum, ont rapporté des témoins à l’AFP. Un étudiant qui participait aux manifestations à Oumdurman, Omar Mohammed Ahmed Al-Khidr, a été tué, a affirmé sa famille à l’AFP. Pour sa part, la police a annoncé qu’un homme avait été tué à Khartoum et que d’autres civils et des policiers avaient été blessés. « La plupart des régions de la province de Khartoum ont connu des troubles et des rassemblements non autorisés dans le but de porter atteinte aux propriétés et de se livrer à des pillages (…) ce qui a nécessité l’intervention de la police », a-t-elle affirmé dans un communiqué. Selon le texte, un homme a été tué à Khartoum « alors qu’il tentait de piller la propriété d’un citoyen qui a voulu s’opposer à lui pour se défendre ». Les manifestations avaient commencé lundi à Wad Madani, chef-lieu de la province d’Al-Jazira situé au sud-est de Khartoum, où un homme a été tué. Le mouvement de protestation a également touché la région du Darfour, dans l’ouest du pays, où des milliers de personnes ont manifesté à Nyala, la capitale du Darfour-Sud, contre le régime et la hausse des prix. AFP