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L’armée tunisienne a reconnu une « évolution dangereuse » après la mort jeudi de deux militaires tués par une mine dans une zone habitée à la frontière algérienne, où elle traque depuis des mois un groupe lié à Al-Qaïda. Selon une source militaire que nous avons interrogée à Kasserine, le chef-lieu régional, l’un des deux blessés risque de perdre une jambe. Dans cette ville, des habitants ont manifesté en début d’après-midi pour dénoncer l’insécurité dans la zone. Depuis fin avril, une vingtaine de militaires ou gendarmes ont été blessés, certains grièvement, par des mines artisanales cachées dans le massif montagneux par un groupe armé lié, selon les autorités, à Aqmi. L’armée a redoublé d’efforts pour ratisser la zone de Chaambi après les explosions des premières mines, usant de tirs de mortier pour tenter de déminer le massif. Le ministère de l’Intérieur a cependant annoncé la semaine dernière que 45 « terroristes » lié à cette cellule avaient été arrêtés depuis décembre. La Tunisie est confrontée depuis la révolution qui a chassé début 2011 l’ex-président Zine El Abidine Ben Ali à un essor de groupuscules islamistes responsables, selon les autorités, d’une attaque contre l’ambassade américaine en septembre et de l’assassinat d’un opposant en février.AFP.