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Au moins deux femmes et un soldat ont été tués dans une attaque menée dans le nord-est du Nigeria par des dizaines d’hommes du groupe Boko Haram, avant que les jihadistes soient finalement repoussés par l’armée, ont déclaré des habitants à l’AFP mardi. Une cinquantaine d’islamistes ont pris part au raid qui a eu lieu lundi vers 19H30 (18H30 GMT) à Gulak, dans la région de Madagali, dans le nord de l’Etat de l’Adamawa. « Il y a eu des échanges de tirs qui ont duré près d’une demi-heure », a déclaré Maina Ularamu, un ancien dirigeant du gouvernement local de Madagali. « L’un des pick-up (de Boko Haram), chargé d’explosifs, a essayé de passer le poste de contrôle militaire. Les soldats ont ouvert le feu et il a explosé ». « Cela a causé beaucoup de pertes du côté de Boko Haram, un soldat a été tué et deux femmes se trouvant à proximité sont également décédées après avoir reçu des balles perdues », a précisé M. Ularamu. L’armée nigériane n’avait pas confirmé ce bilan dans l’immédiat mardi. Un autre habitant de la zone s’exprimant sous couvert d’anonymat a affirmé que les villageois avaient fui en brousse, craignant que les assaillants prennent le dessus sur les militaires. « Nous sommes revenus plusieurs heures après la fin des combats, une fois certains que l’attaque avait été repoussée », a-t-il dit. L’insurrection de Boko haram qui dure depuis huit ans a fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria. Selon la police et les milices de défense civile, une femme a déclenché ses explosifs au milieu d’une foule, deux autres se sont fait sauter dans un champ sans faire de victime et la quatrième a été tuée.AFP