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Deux candidats à l’élection présidentielle de jeudi en Algérie ont protesté mardi contre « l’inégalité » des moyens dont ils disposaient face au président sortant Abdelaziz Bouteflika, dont la victoire parait acquise dès le premier tour. « Quand j’avais deux minutes de temps de parole à la télévision, un autre en avait vingt-cinq« , a accusé Djahid Younsi (El Islah, islamiste modéré), en visant explicitement le président sortant qu’il n’a cependant jamais cité nommément, au cours d’une conférence de presse à Alger. Malgré cela, « il est impossible qu’il y ait un vainqueur au premier tour avec 50% et plus des suffrages« , a-t-il dit, car « j’ai vu l’ampleur de la colère durant mes déplacements » pour la campagne électorale, a raconté M. Younsi. Mohamed Saïd (Parti justice et liberté, islamique modéré) a indiqué au cours d’une conférence de presse à Alger qu’il avait respecté son programme de campagne électorale malgré des moyens limités qui ne lui ont pas permis « de mener des activités à l’étranger ». Ce candidat a salué « la neutralité de l’armée et des services de sécurité » durant la compagne électorale, mais accusé l’administration « de partialité en faveur de certains candidats » sans les nommer. (Afp)