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Le gouvernement nigérien a décrété à partir de vendredi trois jours de deuil national après que 92 migrants, essentiellement des femmes et des enfants, soient morts de soif dans le désert, dernier accident migratoire massif recensé cette année. Cette tragédie relance une fois de plus le débat sur l’immigration clandestine des Africains, après celle de Lampedusa début octobre, quand plus de 360 clandestins, surtout érythréens, étaient morts dans le naufrage de leur embarcation au large de cette île italienne. Des dizaines d’autres ont encore péri en mer depuis lors. Le décès de clandestins en plein désert, souvent abandonnés par leurs passeurs à une mort certaine, se révèle assez fréquent, mais dans des proportions bien moindres. La dernière catastrophe d’une ampleur comparable dans le Sahara avait été rapportée en mai 2001 en Libye, considéré du temps de Mouammar Kadhafi comme un eldorado pour les migrants africains, quand 140 d’entre eux étaient morts de soif dans le désert. Depuis la chute du dictateur, la Libye est davantage devenue une porte d’entrée pour l’Europe. La route migratoire y menant est bien plus fréquentée que celle pour aller en Algérie. AFP.