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A la recherche de corps et d’éventuels explosifs, les secours fouillaient mercredi les décombres du Westgate de Nairobi, au premier jour du deuil national décrété après l’attaque meurtrière du centre commercial. Le carnage, revendiqué par les shebab, est un avertissement au Kenya, dont les troupes sont présentes depuis fin 2011 en Somalie, et aux Occidentaux qui le soutiennent, a déclaré mercredi soir le chef des insurgés islamistes somaliens, Ahmed Abdi Godane. Plusieurs pays – Royaume-Uni, Etats-Unis, Israël, Allemagne et Canada – participent à l’enquête sur le Westgate, qui « durera au moins une semaine », selon le ministre de l’Intérieur, Joseph Ole Lenku. Il s’agit d’ores et déjà de l’attaque la plus meurtrière dans la capitale kényane depuis l’attentat-suicide d’Al-Qaïda en août 1998 contre l’ambassade des Etats-Unis, qui avait fait plus de 200 morts. Le bilan devrait encore s’alourdir : le centre commercial s’est partiellement effondré mardi – une source sécuritaire et un pompier avaient alors expliqué que la structure avait sans doute été fragilisée par un incendie lundi. Et 71 personnes sont toujours portées disparues. Après avoir contrôlé près de 70% de la Somalie en 2009, les shebab ont depuis lors été chassés de Mogadiscio par une force africaine et repoussés vers les zones rurales du Sud. Aujourd’hui sur le déclin, ils ont tenté de recruter en Occident des volontaires au jihad mondial, essentiellement dans la diaspora somalienne en Europe du Nord et aux Etats-Unis. AFP.