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L’ex-président Ahmed Ben Bella , 95 ans, l’un des pionniers du déclenchement de la guerre d’indépendance de l’Algérie, décédé mercredi à son domicile d’Alger sera enterré vendredi dans le cadre de funérailles nationales. La dépouille de ce héros de la lutte contre le colonialisme français, premier président de l’Algérie indépendance, sera exposée au Palais du Peuple, ancienne résidence -d’architecture ottomane- des gouverneurs d’Alger jeudi à partir de midi pour permettre à la population de lui rendre un dernier hommage. « Nous perdons aujourd’hui un des dirigeants les plus valeureux de l’Algérie contemporaine, a déclaré le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un message de condoléances lu à la télévision nationale. « Un sage parmi les sages du continent africain », a ajouté l’ex-camarade de lutte de Ben Bella. Il avait été renversé de la présidence algérienne en 1965 par le colonel Houari Boumediene puis emprisonné durant une quinzaine d’années. Charismatique et populaire, Ben Bella, né dans une famille de paysans originaires du Maroc, aura tenté d’implanter le « socialisme autogestionnaire » après son arrivée au pouvoir en septembre 1962. Ben Bella voulait incarner aux côtés du Cubain Fidel Castro, de l’Egyptien Gamal Abdel Nasser, de l’Indien Nehru et du Chinois Mao Tsé-Toung la lutte « anti-impérialiste » et le « non-alignement » du Tiers-Monde émergent.AFP.