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Les responsables du Syndicat de la police nationale (SPN) étaient hier jeudi face à la presse au siège de la CSTM pour informer l’opinion publique de leur position par rapport à la détention qu’ils jugent » arbitraire » de quatre de leurs camarades, à savoir Roger Samaké, Yaya Niambélé, Mamadou Y Diarra et Youssouf Diallo. Pour eux, ce maintien en détention constitue une violation des libertés syndicales. Ils réclament donc leur libération immédiate.

Dans son mot, le Secrétaire général du SPN, Siméon Keïta, a précisé que depuis quelques temps les syndicalistes de la police nationale sont confrontés à d’énormes difficultés dans l’accomplissent de leur droit syndical. Il a indiqué qu’ils étaient huit personnes à être arrêtées arbitrairement. Mais que grâce à des efforts conjugués de tout le monde, quatre d’entre eux ont recouvré la liberté provisoire. Il a ainsi demandé la libération sans condition des quatre autres qui sont encore détenus à la maison d’arrêt de Bamako. Pour lui, les infractions citées dans le mandat de dépôt sont différentes de celles mentionnées dans le dossier de leur mise en liberté provisoire.

Syndicat parallèle

Selon Siméon, d’après les spécialistes de droit, rien ne s’oppose à la libération de leurs camarades. Le conférencier a indiqué que les leaders du SPN font l’objet de toutes sortes de menaces de la part du Directeur général de la police nationale. Lequel serait en train de mettre en place un syndicat parallèle qui se subtituerait au SPN.

Il a ajouté que le même directeur aurait l’intention de disloquer sa structure au sein des unités de police à travers une grande vague de mutations. Une situation qui pourrait accroitre la tension entre les policiers.

Il a indiqué qu’au moment où le peuple malien aspire à l’unité nationale, certaines personnes malintentionnées, qui ne veulent pas le changement tant souhaité, continuent à semer le désordre.

Licenciements arbitraires

Pour sa part, Oumar Barrou Diallo, chargé des revendications et des questions de conflit, a rappelé que certains employés des sociétés minières subissent depuis un certain temps, des licenciements arbitraires et qu’il convient de les remettre dans leur droit. Il s’agit notamment de 11 syndicalistes de la SEMOS, 27 de LTA Mali sa, 436 de la BCM dont 27 délégués du personnel. S’ajoutent à ceux-ci 135 travailleurs de ALS ainsi que 72 de SAER Tabacoto. Il a aussi rappelé que plus de 400 travailleurs de SOACAP sont mis au chômage technique pour un mois.

Falé COULIBALY

L’Indépendant du 30 août 2013.