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Par rapport à la destruction des mausolées à Tombouctou, les responsables du haut conseil Islamique du Mali, après avoir dénoncé cet acte, sont intervenus sur l’ORTM, le jeudi 5 juillet 2012, pour discuter de cette situation qui persiste au nord du Mali. Cette émission du soir ‘’Parlons-en’’ à enregistrer la présence du président du haut conseil islamique, M. Mohamed Dicko, de son 1er vice-président, M. Ousmane Madani Haïdara, M. Tierno Hady Thiam, M. Aboubacar Camara directeur de l’Institut de recherche Islamique.

En effet, depuis 1988, la ville de Tombouctou renfermant 333 saints d’où son nom la ‘’cité des 333 saints’’ parmi lesquels 16 ont été classé par l’UNESCO comme patrimoine mondiale, à l’image de celui du savant Sidi Mohamed Ben Amar, qui bénéficie d’une grande estime au sein des populations de cette cité, a fait l’objet d’une grande campagne de destruction le samedi 30 juin dernier par les islamistes qui occupent cette région, selon les médias. C’est cette perspective, qui a mobilisé les responsables du haut conseil islamique du Mali à intervenir sur la télévision nationale.

Selon M. Dicko les rumeurs concernant la porte qui couvre de la mosquée Sidi Yeya, auraient incité les islamistes Ançar Dine de passer à l’épreuve pour prouver à la population locale que ces propos ne sont pas réels. Il s’agit pour certains que l’ouverture cette porte fermée depuis plus d’un siècle, serait proportionnelle à la fin du monde. Cette incompréhension a fait l’objet d’un acte qui met aujourd’hui en péril la ville de Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO.

Ainsi la présence des islamistes en ce lieu d’exemple mystique constitue un grand danger non seulement pour le Mali, mais aussi pour le monde entier. « Après cent ans de construction, la mosquée a été abattue par la pluie, ainsi quand elle a été reconstruit, au moment où la porte se montait, les divins ont prédit que l’ouverture de celle-ci serait relative pour les populations de Tombouctou comme si ‘’la fin du monde’ s’annonce. » a-t-il interprété le président du haut conseil islamique.

Poursuit-il que les temps ont changés les vraies versions de l’histoire, avant d’ajouter que cette prédiction ‘’fin du monde’’ se traduit aujourd’hui pour les habitants locaux de Tombouctou par des conditions d’impasses auxquelles ils vivent depuis plus de 3 mois.

En outre, selon d’autres sources, les tendances fondamentalistes des salafistes wahhabites considèrent toujours les mausolées comme une atteinte à l’unicité de Dieu, étant donné que les gens s’y rendre pour donner l’intercession des saints qui y sont enterré. Ainsi pour eux, détruire ces mausolées, c’est supprimé les fausses croyances et restaurer ‘’la vrai raison de l’unicité’’.

Aux termes de l’émission, les intervenants ont affirmé que ces actes de destructions ne sont pas conformes à la religion musulmane et ont terminé à faire des bénédictions pour qu’une paix durable règne sur l’ensemble du territoire malien.

MD

L’Informateur du 11 Juillet 2012