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Après des problèmes internes et leur prise de position contre la requête de Dioncounda invitant les troupes de la CEDEAO à venir au Mali, les nouveaux maîtres de la COPAM se sont assumés en prenant leurs responsabilités au cours d’un point de presse animé (le samedi dernier dans la salle conférence de la CCIM) par le Pr Younouss Hameye Dicko, président intérimaire de la COPAM « new look ». Selon le président, l’ordre du jour de cette rencontre portait sur la présentation des changements intervenus au sein de la COPAM. « Le bureau de la coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) informe l’opinion malienne, africaine et internationale que M Hamadou Amion Guindo n’est plus le président de la COPAM. De même, l’opinion et les autorités maliennes sont priés de prendre bonne note que le sieur Adama Traoré n’est plus le représentant de la COPAM au sein du comité technique et du comité d’organisation de la concertation nationale ».

Cette déclaration expliquent également les raisons et la manière du départ des congédiés de la COPAM. : « Les deux sont destitués de leur poste suite à leur propre désertion des rangs de la COPAM au motif qu’ils refusent de se soumettre à la dénonciation et à la sanction unanime de leur gestion antidémocratique et affairiste de la coordination ». Les déserteurs se seraient fait rattraper par leurs fautes et erreurs au sujet de la formation du gouvernement d’union nationale et de l’organisation prochaine de la concertation nationale.

C’est ainsi qu’ils sont accusés par les nouveaux maîtres de la COPAM : « Après leur trahison avérée dans la lutte pour la concertation nationale et la série de manœuvres de racolage de CV (curriculum vitae) qu’ils ont étalés au cours de la formation du gouvernement d’union nationale, ils ont tenté en vain de diviser les rangs de plusieurs regroupements composant la COPAM afin d’affaiblir cette dernière et la scissionner…». En plus de leur conviction d’une mort prochaine de la COPAM après la tenue de la concertation nationale, il faut ajouter leur refus catégorique d’accepter une présidence tournante de la COPAM et surtout, la mise en place d’un règlement intérieur pour l’organisation. Ce sont là les quelques faits reprochés aux déserteurs destitués.

Aussi, le président de la COPAM et non moins conférencier, &a précisé que la COPAM continue et se renforce. La preuve en est que la Coordination, préalablement composée du MP22, de l’ADR et du RPDP, s’est renforcée désormais de la CAPAC, du CAP MALI, du MTT, de Yèrèwoloton, du CNMACS, du CNRDRE et du JMC.

Par ailleurs, la COPAM n’adhère pas à la demande du Président Dioncounda Traoré invitant les troupes de la CEDEAO à venir au Mali pour libérer le Nord du pays du joug des assaillants rebelles. « Cette façon unilatérale de Dioncounda est inadmissible car la requête devait tout au moins passer à l’Assemblée nationale, sinon requérir l’assentiment du peuple avant tout engagement dans une guerre quelconque. La gestion des affaires intérieures relève de la souveraineté du Mali et ne saurait donc être dictée de l’extérieur », a précisé le Pr Younouss Hameye Dicko.

Abdoulaye Faman Coulibaly

Le Combat du 10 Septembre 2012