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De gros soupçons pèsent sur la France pour son appui à l’irrédentisme au nord du Mali, suite à la déclaration du chef de sa diplomatie, en l’occurrence Alain Juppé. Ce dernier avait laissé entendre que : «La rébellion touareg a remporté récemment d’importants succès militaires.» Notre pays est-il visé par des actions venant du président Nicolas Sarkozy qui se trouve contrarié dans certaines de ses décisions impérialistes à l’égard des anciennes colonies ?

Selon des sources dignes de foi, au moment où le ministre français de la coopération Henri de Raincourt sortait d’un entretien avec le président ATT sur la situation au nord, des chefs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) foulaient le sol parisien pour consolider leurs positions. Ils se sont même servis de certains médias français pour lancer des flèches contre le Gouvernement Malien. Ils ont aussi nié d’être les auteurs des massacres commis, le mois dernier, contre des soldats et civils Maliens. Selon eux, ces tueries portent la marque d’Al-Qaïda. Ajoutant que les propos tenus par le ministre Malien des affaires étrangères Soumeylou Boubèye Maïga par rapport à la culpabilité du MNLA sont faux. La France semble convaincue de cette version.

Quoi qu’il en soit, l’appel au cessez-le-feu d’Alain Juppé intervient au moment où l’armée Malienne a commencé de mater sérieusement la rébellion et que la tension dans l’opinion publique s’affaiblit. D’autre part, il aurait un partenariat, semble-t-il, entre le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le gouvernement Sarkozy pour obtenir la libération des otages français enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Aussi, le groupe sécessionniste veut un découpage du Mali et compte sur la France pour arriver à ses fins. Ainsi, il rejette toute négociation relative à l’unité et à l’intégrité territoriale. Du coup, le soutien de la France constitue donc une sanction contre notre pays.

En effet,la France n’a toujours pas digéré le fait que les différents gouvernements Maliens ne lui ont pas donné le feu vert pour qu’elle installe ses bases militaires au nord de notre territoire. Selon plusieurs sources, cette partie du Mali est une zone stratégique pouvant permettre à une force d’invasion de contrôler tout le sahel. Aussi, la position adoptée par le Mali concernant l’invasion de la Libye par les forces de l’Organisation du traité d’atlantique nord (OTAN) aurait été mal perçue à Paris. On se souvient, pour éviter les effets collatéraux de cette guerre en Libye, le président ATT avait souhaité une négociation qui allait aboutir à une transition apaisée. Mais, Sarkozy et ses alliés qui ne voient que leurs seuls intérêts se sont sentis contrariés par tous ceux qui ne voulaient pas une guerre de destruction au pays de Kadhafi.

D’ailleurs en début de cette semaine, des chefs d’entreprises françaises se sont rendus à Tripoli pour décrocher des marchés de reconstruction de la Libye. Bien avant cela, des frondes se sont multipliées contre le Gouvernement et l’Assemblée nationale du Mali par rapport au nouveau Code de la famille et des personnes. La prise en compte de nos valeurs lors de la relecture de ce document n’a pas plus la France. Heureusement, le Mali a pu esquiver les mains invisibles qui voulaient le déstabiliser. Un autre point de malentendu est le refus de notre président de signer le pacte proposé par Nicolas Sarkozy concernant la politique de l’immigration choisie. Il s’agit d’un document obligeant les États Africains à l’aider dans ses pratiques xénophobes. Mais le président ATT ne veut pas cautionner les détentions humiliantes et expulsions de l’Europe dont sont victimes à longueur de journée certains de nos compatriotes.

À cause de ces lignes, les tentatives de déstabilisation du Mali se multiplient. En 2011, notre gouvernement a été critiqué à tort pour de prétendues collaborations avec des terroristes. Dans la mêlée, l’armée française a fait des incursions sur notre territoire via la Mauritanie afin, avait-on dit officiellement, de libérer des otages. Mais cette opération fut un échec cuisant pour la France. Le bilan de civils tués a fait coulé beaucoup de salives chez nos concitoyens qui s’indignaient aussi du coup dur porté à la souveraineté du Mali.La France a fini par payer des rançons aux terroristes pour les mêmes otages. Ses intermédiaires seraient pour la plupart des bandits armés du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

Ces derniers recevraient de l’argent et des armes venant de la frontière Mauritano-Malienne. Cet appui s’intensifie depuis l’accrochage entre le MNLA et l’AQMI en fin Janvier et début Février 2012. Là encore, des mains invisibles ont manipulé l’opinion publique Malienne sur la situation au nord. Cette campagne a été marquée par la colère des épouses et mères de soldat qui ont fait une marche sur le palais de Koulouba. Le président ATT a pu instaurer l’apaisement parce que le Mali a des valeurs fondées sur l’entente et le respect mutuel.

Malheureusement Alain Juppé, faut-il le rappeler, a jeté le pavé dans la marre par sa sortie inattendue. «La rébellion touareg a remporté récemment d’importants succès militaires», avait-il déclaré. Au lendemain de cette déclaration fracassante, Henri de Raincourt ministre français de la coopération est venu au Mali pour discuter du même sujet. À son retour, il a mis en avant dans les médias les exécutions sommaires qui seraient commises au nord Mali. En somme, tout est mis en œuvre pour choquer l’opinion publique et internationale afin de déstabiliser notre pays.

À suivre…

Issa Santara

Ciwara Info du 23 février 2012


Rébellion touareg au Nord : Les errements de la diplomatie française

Comme une plaie en plein cœur des africains, les fils serviteurs du Président français ont repris leurs activités qui consistent à intoxiquer et à désinformer la population sur le vrai contenu des dossiers africains. Comme ailleurs où la position des chaînes internationales françaises était discernable et claire, la population du Mali vit aujourd’hui aux rythmes et aux cris d’une série d’intoxications qui frise les mépris des observateurs.

«La France et le Président des français peuvent tout nier sauf leur assistance et leur protection à la rébellion touareg au nord du Mali. » affirmait dans le feu de l’action un habitant du nord joins par téléphone.

Sur ce dossier, dans le mois de décembre dernier dans l’une de nos parutions « Waati du 15 décembre », la rédaction de votre hebdo véridique a débattu ce problème dans ces colonnes. Aujourd’hui, comme une paire de gifle magistrale, le rebondissement de la crise dont les dessous déguisent le degré d’implication de la France, nous donne raison. Raison, parce que nous avons averti nos lecteurs concernant l’activité de la France dans le nord à travers le déploiement d’espions français qui se faisaient passer pour des touristes au nord. Pour preuve, les deux derniers français enlevés par AQMI à Tombouctou ne sont pas des touristes, mais des spécialistes en recherche minière déployés par l’Etat français au nord Mali.La France à travers ses médias accuse l’Etat malien de n’avoir rien fait pour mettre fin à la situation.

La même France reçoit les membres de la rébellion en France qui ont eu pour prétexte la lutte contre AQMI pour solliciter l’aide de la diplomatie française. La lutte contre les Salafistes préoccupent tellement que, la communauté française coopère de façon officieuse avec les bandits armés qui réclame disent-ils, l’indépendance de l’AZAWAD. Un Etat dans un Etat. Depuis quand le pied dans la poche. C’est ce qui nous amène à dire que, ce qui se passe au nord est un faux problème dont la source se trouve ailleurs.

Face à ce comportement hypocrite voire imbécile de la France qui soutient les rebelles contre qui à travers l’OTAN elle a combattu en Libye, les autorités maliennes pour expérience doivent se rappeler de la situation Soudanaise et Ivoirienne pour ne pas donner de branches occidentales à la gestion de cette crise.

De la rivalité à l’amitié: la débauche !

Les adversaires d’hier font front commun pour mettre en péril l’intégrité du territoire malien. Cette plénitude acquise aux prix du sang des hommes et des femmes qui ont considéré de leur vie à la liberté et à l’unité nationale comme les seules priorités se dégrade pour accoucher des réfugiés de guerre sur les côtes des pays voisins. Comme en Côte D’Ivoire et en Libye où les Etats occidentaux se sont efforcés à justifier la rébellion, la diplomatie française trouve certaines revendications de la bande de bandits légitimes. Après le symbole de l’humiliation libyen, l’occident se replie au Mali pour fracasser le continent africain plusieurs année en proie à de séries de rebellions qui ont toujours bénéficié de sa protection et de son assistance.

A suivre

Serge Olivier

Waati du 23 février 2012