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À compter de mardi 18 janvier, les compagnies aériennes desservant le Mali qui n’auront pas confirmé à l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) la continuation de leurs services verront leurs créneaux horaires attribués à d’autres compagnies aériennes, en vue de la continuation des services.

Un communiqué portant le sceau de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, l’a annoncé vendredi dernier.

«La ministre des Transports et des Infrastructures invite toutes les compagnies aériennes qui desservent le Mali de bien vouloir confirmer à l’Anac la poursuite de leurs services dans les 72 heures qui suivent, à compter du samedi 15 janvier 2022», annonce la missive. Cette mesure s’inscrit, selon la patronne du département en charge des Transports, en droite ligne de la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de Transport et de Désenclavement, adoptée en 2016 par le gouvernement de la République du Mali.

Rappelons que certaines compagnies aériennes ont, «de façon brusque», informé de la suspension de leurs vols à destination et au départ de Bamako. Cela en exécution des sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) relatives notamment à la fermeture de leurs frontières aériennes et terrestres avec le Mali.

À ces mesures punitives prises le 9 janvier dernier à Accra (au Ghana) les autorités ont répondu par la réciprocité en fermant, le 10 janvier, nos frontières avec les États membres de ces deux organisations. À l’exception de la République Guinée qui a refusé de suivre ces sanctions de la Cedeao, en annonçant que ses frontières resteront ouvertes au Mali et aux Maliens.

Source: L’Essor