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Dieu aime le Mali. Le constat véridique de feu le président guinéen Ahmed Sékou Touré s’est avéré : «Le Mali et la Guinée sont comme les deux poumons d’un même corps». Le Conseil national de redressement de la démocratie au pouvoir à Conakry depuis le 5 septembre 2021, rejette les sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre notre pays. Les frontières entre le Mali et la Guinée restent ouvertes.

La Guinée applique ainsi le proverbe qui circule dans les causeries dans nos deux pays. S’il vous arrive de voir dans la brousse un vautour se poser sur un cadavre humain, chassez le  avec véhémence, en criant : «Vautour épargne notre cadavre». (Ni yé  douga yé mouko chou kan i ba fo douga bô an chou kan).

Il est démontré ainsi que les sanctions contre le Mali sont contreproductives. Nous ne cesserons jamais de le dire. Pourquoi les Commissions paix et sécurité assistent indifférentes au pourrissement de la situation politique dans nos pays ? Sans intervenir. Sans obliger les pouvoirs défaillants, parjures qui torturaient les populations au Mali et en Guinée sous les gouvernances aveugles des ex-présidents Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et Alpha Kondé à se démettre ?

Nos deux pays prennent un nouveau départ. C’est dans les épreuves que l’on reconnaît ses amis. La Guinée a volé à notre secours en digne héritière du président Ahmed Sékou Touré. La CEDEAO n’a-t-elle pas atteint son seuil d’incompétence ? Ce doute me rappelle la célèbre phrase de Ahmed Sékou Touré face au Général De Gaulle : «Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’esclavage dans l’opulence».

Je rappelle que le Ghana, le Mali, la Guinée avaient créé «l’Union Ghana-Guinée-Mali» qui avait  fait le bonheur de nos peuples au début des indépendances. Je rêve que bientôt la Guinée et le Mali seront un même corps qui loge les deux poumons. Le cordon ombilical, j’en suis convaincu, sera le chemin de fer Bamako-Conakry et la route Kayes-Labé. Deux vieux projets que nos deux pays avaient envisagés, il y a quelques années. Le destin du Mali est entre nos mains. Rien ne sera plus comme avant.  

Sékou Oumar DOUMBIA

Source: L’Essor