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Il nous revient que certaines personnalités pressenties au poste de Premier ministre de Transition comme Michel Sidibé de l’ONU-SIDA auarient désisté à l’offre. Les pistes Ousmane Issoufi Maïga dit Pinochet, l’ex-Pm Modibo Kéita et l’ancienne ministre Aminata Dramane Traoré circulent.

Or, le Premier ministre de la Transition qui s’annonce doit être un homme de poigne qui a une certaine expérience de la gestion de l’Etat. La question qui brûle alors la langue est : et pourquoi pas IBK? L’homme a, qu’on le veuille ou pas une certaine carure pour remettre de l’ordre au sein du pays et en même temps renoncer à ses ambitions présidentielles.

Lors de sa récente conférence de presse à sa résidence de Sébénikoro, le leader du Rassemblement pour le Mali (RPM) et candidat déclaré pour Koulouba 2012 (avant que les événements du 22 mars ne viennent tout interrompre) disait qu’aucun sacrifice n’est de trop lorsqu’il s’agit de sauver le Mali. «Dieu, le Mali, ma conscience», aime-t-il proclamer comme trilogie de profession de foi. Cet ancien Premier ministre sous le président Alpha Oumar Konaré, qui bat, du reste, le record de longévité primatoriale, jouit aussi d’une grande estime au sein des hommes en uniforme mais aussi au sein de la communauté internationale.
IBK, comme Premier ministre doté de «pleins pouvoirs» aux termes de l’Accord-cadre du 6 avril, servant aux côtés du Pr Dioncounda Traoré, chef de l’Etat de la Transition sera un facteur de pacification du pays. Ce duo ne serait plus candidat à l’élection présidentielle.

Ce qui donnera à coup sûr plus de chances aux autres candidats comme Soumaïla Cissé, Modibo Sidibé et les autres. Or, il est établi qu’avec un nombre limité de poids lourds dans la compétition électorale, il y aura moins de probabilité de contestation.

En outre, Dioncounda et IBK apparaissent comme les plus âgés des prétendants actuels à Koulouba. Ils accepteront facilement de se sacrifier pour un Mali meilleur. Ceci, avec l’implication et la bonne compréhension du CNRDRE, de la CEDEAO et de la classe politique.

Bruno D. SEGBEDJI

L’Indépendant du 11 Avril 2012