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Le 15 Novembre 2007, le Grand Hôtel a abrité une réunion de concertation des ministres en charge du Programme routier 1 (PR1) UEMOA) Ghana, relatif au corridor Téma-Ougadougou-Bamako.
En plus des experts des Etats de la commission de l’UEMOA et du Ghana, la réunion a regroupé des représentants de la BAD, de la B OAD, le commissaire chargé du département de l’Aménagement du territoire communautaire des Transports et des Telécommunications de l’UEMOA, M. Ibrahim Tamboné.
L’ouverture de la réunion était présidée par le ministre de l’Equipement et des Transports, M. Ahmed Diané Séméga, en présence de ses homologues du Burkina Faso et du Ghana.

Du fait qu’il mobilise un volume de financement considérable et implique plusieurs Etats membres de l’Union -en plus du Ghana et d’un certain nombre de bailleurs de fonds-, le programme routier N°1 a nécessité, pour son exécution, un schéma opérationnel.

Selon M. Ibrahim Tamboné, ce projet, extrait du Programme d’Action Comunautaire des Infrastructures et du Transport Routier (PACITR) de l’UEMOA, prend en compte la réhabilitation des sections du corridor Bamako-Ouaga-Accra, ainsi que les mesures de facilitation du transport et du transit routier sur ce corridor.
L’accord de prêt destiné au financement du programme, liant le Burkina Faso, le Ghana, et le Mali, signé le 18 Décembre 2003, a été le signal de démarrage du programme, a-il souligné.

A ses dires, les trois Etats, la commission de l’UEMOA et le groupe de la BAD posaient ainsi un acte d’autant plus stratégique et important qu’il s’inscrivait en droite ligne des objectifs du NEPAD.
Le PRI (Projet Routier Inter-Etats) inaugurait ainsi le plan d’actions à court terme, sur les infrastructures dont la BAD assure la coordination. L’acte se place surtout dans la dynamique d’engagement solidaire des Etats africains à oeuvrer dans le cadre d’une politique commune et intégrée des infrastuctures et des transports routiers.

Le Commissaire rappelle que cette politique vise le développement économique et social de la sous-région, en facilitant le mouvement des personnes et des biens, en favorisant la croissance des échanges inter-communautaires et avec l’extérieur, et contribuant à la réduction de la pauvreté.

En allant ainsi au delà des frontières entre ses Etats membres, L’UEMOA confirme, une fois de plus, son ambition de contribuer à la création et la consolidation d’un espace ouest-africain solidaire.
Quant à M. Ahmed Diané Séméga, il a tenu à féliciter la Commission de l’UEMOA pour son initiative d’organiser cette réunion de concertations des ministres en charge des routes et des transports du Burkina, du Ghana et du Mali.

Il a indiqué que la rencontre se tient après celle qui les a réunis au Burkina Faso, le 29 Avril 2006, et qui a permis l’adoption et la signature de la Convention entre le Burkina Faso, le Ghana et la Commission de l’UEMOA pour la mise en oeuvre des textes relatifs à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules sur le corridor de transit, et l’adoption de la convention entre les trois pays et la Commission de l’UEMOA sur le Carnet unique de Transit Routier Inter Etat (TRIE) pour la traversée de leurs territoires respectifs.

Du point de vue du ministre malien, le programme routier N° 1 UEMOA-Ghana est la preuve concrète de la volonté manifeste des trois Etats -Mali, Ghana, Burkina faso- à conjuguer leurs efforts pour lutter ensemble contre la pauvreté, à travers des programmes cohérents de désenclenvement, surtout en direction du Burkina Faso et du Mali, deux pays sans débouchés directs sur la mer.

M. Ahmed Diadé Séméga dira que dans son protocole additionnel N°2, le Traité instituant l’UEMOA, signé le 10 Janvier 1994, prévoit la définition et la mise en oeuvre d’un schéma harmonisé d’amélioration des infrastructures de transport. C’est dans cette vision qu’une stratégie et un programme d’actions communautaires des infrastructures et transports routiers a été élaborée en 2001.

Aux dires du ministre malien, cela a permis à la Commission de l’UEMOA de soumettre, en Octobre 2002, une requête au Fonds Africain de Développement (FAD) pour le financement du programme, après la réunion des bailleurs de fonds tenue à Lomé en Mars 2002.

La présente rencontre me paraît ,de ce fait, un cadre privilégié pour adresser, à vos noms et au mien propre, nos remerciements et notre reconnaissance à la Commission de l’UEMOA et à l’ensemble des bailleurs de fonds, pour les efforts louables déployés en vue du financement et de la réalisation de ce programme qui est en parfaite harmonie avec les objectifs de développement de nos pays respectifs, à travers la réhabilitation d’infranstructures routières, la construction de postes de contrôle justaposés, de facilitation de transport et d’études routières”, a déclaré le ministre Séméga.

Ces assises vont permettre de faire le point sur l’état d’exécution du programme et d’examiner les principales difficultés de sa mise en oeuvre, dont la principale constitue l’insuffisance de ressources financières.


Laya DIARRA

16 novembre 2007.