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coups de feu ont été entendus dans la nuit de jeudi à vendredi dans un camp militaire de Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, ont rapporté des sources militaires et des habitants à l’AFP, invoquant un différent entre soldats. « Cela impliquait des éléments du CCDO (centre de commandement de décision des opérations) et des éléments que nous n’avons pas pu identifier », a affirmé une source militaire sous couvert d’anonymat, sans plus de précision. « Ça semble être une brève querelle entre policiers et CCDO. Il nous revient de façon récurrente qu’un élément du CCDO a essuyé un tir. Mais de qui on n’en sait rien », a annoncé une source proche de l’état-major des armées. « Nous, militaires, n’envisageons aucun soulèvement. Il n’y a pas de raison de le faire. Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Il n’y a absolument rien de grave. Nous demandons à notre tutelle de mettre tous les corps en uniforme sur le même pied d’égalité pour éviter des frustrations », a expliqué de son côté un soldat du 3e bataillon militaire. Selon plusieurs habitants, « des coups de feu ont effectivement été entendu au centre ville ». Mais vendredi matin, le calme régnait en ville. Jeudi, le général Sekou Touré, chef d’état-major des armées ivoiriennes, a présenté « ses excuses à la Nation » pour les mutineries qui ont ébranlé le pays en 2017 et promis qu’en 2018 l’armée remplira « son devoir », à l’occasion de la cérémonie des vœux à la présidence ivoirienne.AFP