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Présentés un peu vite comme défaits, les islamistes somaliens shebab ont récemment montré par deux attaques audacieuses à Mogadiscio qu’ils conservaient une importante capacité de nuisance, en dépit de luttes internes sanglantes susceptibles de radicaliser encore le mouvement, selon des analystes.Depuis qu’ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 par l’ Amisom épaulant les troupes gouvernementales somaliennes, les shebab ont été contraints militairement d’abandonner la totalité de leurs bastions du centre et du sud de la Somalie.L’élection en septembre 2012 du président Hassan Cheikh Mohamoud, après une décennie de gouvernements transitoires sans pouvoir ou corrompus, a suscité l’espoir de doter enfin la Somalie d’une réelle autorité centrale. Le pays est livré au chaos depuis la chute du président Siad Barre en 1991. Mais malgré le recul militaire des shebab, le nouveau gouvernement somalien peine toujours à asseoir son autorité dans plusieurs régions autonomes aux mains de chefs de guerre locaux. Quant à l’armée somalienne, elle tient plus de l’agrégat de milices que de la véritable armée nationale.« Veillons à ne pas confondre la victoire symbolique consistant à hisser des drapeaux (somaliens) dans des centre-villes et la tâche bien plus ardue de contrôler » le pays, note un expert occidental en matière de sécurité. AFP.