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Le lundi 3 février, nous avons reçu dans les locaux de notre rédaction, la visite des membres de la Coopérative des Producteurs de Poulet de Chair (CO.PRO.CHAIR) qui nous signalaient la présence sur le marché de poulets congelés.

A partir d’un procès-verbal de constat d’huissier en date du 29 février 2008 présenté par la présidente, il ressort « que des poulets d’origine étrangères, notamment de la France, étaient en vente au super marché dénommé : « La fourmi ».

Ces poulets et autres volatiles ont été importés et mis en vente dans les rayons de ce super marché en violation de l’arrêté interministériel N° 06/0239/MIC-MEP-MSIPC en date du 10 février 2006, qui stipule que «l’importation des oiseaux domestiques ou sauvages, de la viande d’oiseaux domestiques ou sauvages, des oeufs destinés à la consommation, des plumes d’oiseaux, des matériels pathologiques ou suspects et produits biologiques non traités par un procédé assurant la destruction du virus de le grippe aviaire, est temporairement interdite sur toute l’étendue du territoire malien».

Très fâchée, la Présidente de la Coopérative des Producteurs de Poulet de Chair fera savoir que les consommateurs courent des risques pour leur santé. “Des commerçants sans foi ni loi continuent de narguer les pouvoirs publics par des pratiques illicites qui vont jusqu’à provoquer la mort sinon l’apparition de maladies graves chez les citoyens : mise en vente de produits impropres à la consommation, mauvaise conservation des denrées alimentaires, rupture de la chaîne du froid, non-respect des règles d’hygiène et de salubrité publique, etc.”, a déclaré Mme la Présidente de la Coopérative.

Selon elle, la présence des poulets étrangers causera une perte énorme pour les producteurs et les conduira au chômage.

Pis, des rumeurs font état de l’utilisation par certains alimentations et certains volaillers d’un produit – non encore identifié par les services vétérinaires – qui sert à la conservation des poulets, alors qu’elles sont en voie d’altération et leur donner la couleur des viandes fraîches même si elles sont avariées. Ce produit serait le même que celui utilisé dans la conservation des cadavres dans les morgues.

Le responsable du magasin, Antoine, nous a reçu pour expliquer le problème. Il reconnaît détenir des poulets dans ses rayons pour une utilisation personnelle.
«Les produits retrouvés et saisies dans nos locaux sont pour la maison et non pour la vente», le responsable du magasin “La Fourmi”.

« Le Mali est une terre d’accueil et je ne ferai jamais du mal aux Maliens. Je sais bien que la loi interdit l’importation des oiseaux», a déclaré M. Antoine qui reconnaît les saisies opérées par la Direction des services vétérinaires sur ses produits.

Gnimadi Destin

07 mars 2008.