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Des pluies diluviennes se sont abattues sur le Cap Bon, péninsule du nord-est de la Tunisie, donnant lieu à d’impressionnantes inondations qui ont fait au moins cinq morts et ont détruit routes, commerces et véhicules par dizaines. L’eau est montée jusqu’à 1,70 m dans certains quartiers de Nabeul, chef-lieu du gouvernorat, où de nombreux ponts et routes ont été endommagés, après ces pluies record qui ont parfois constitué l’équivalent de plus de six mois de précipitations. « L’essentiel aujourd’hui, c’est la réouverture des routes et d’aider les gens sinistrés », a déclaré à la presse le Premier ministre Youssef Chahed, qui s’est rendu sur place. « Il y a des régions qui sont encore isolées », a-t-il souligné selon la radio privée Mosaïque FM. Un conseil ministériel restreint sera consacré cette semaine à la situation. Dans la plupart des endroits, l’eau est rapidement redescendue, mais le bilan est monté à cinq morts, après le décès dimanche d’un adolescent qui a été électrocuté, a indiqué le ministère de l’Intérieur. « Peur pour ma vie » « Il pleuvait depuis midi, à 16 heures c’est devenu torrentiel, l’oued (Souhil, ndlr) devant chez nous était bloqué par des arbres et l’eau a submergé le pont et débordé sur la route », a raconté à l’AFP Moncef Barouni, un habitant de Nabeul. En quelques dizaines de minutes, « l’eau a emporté la clôture, puis le local de la chaudière, la cuisine d’été et une partie du séjour », a-t-il poursuivi. « J’ai eu peur pour ma vie ». M. Barouni a précisé être allé en famille « dormir à l’hôtel ». « Nous avions peur d’une autre vague », a-t-il raconté. « On n’avait aucune information, personne ne répondait, ni les numéros de secours, ni la compagnie d’électricité ». Autour de lui, pendant qu’il s’exprime, des poteaux électriques tombés au sol baignaient toujours dans l’eau. Un jeune de 16 ans est mort électrocuté dimanche à Bou Argoub, à 45 km au sud-est de Tunis, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaag.AFP