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L’Université centrale de Tunis organise, depuis hier mardi 19 février, en partenariat avec l’Ambassade de Tunisie au Mali, des journées portes ouvertes. Cette manifestation, qui se tient à l’hôtel Laïco El Farouk, permettra de mieux promouvoir les activités de l’Université centrale de Tunis afin de donner une large idée sur les possibilités offertes aux élèves et étudiants maliens de poursuivre leurs études universitaires en Tunisie. Ce qui s’inscrit en droite ligne dans le cadre de la coopération scientifique entre le Mali et la Tunisie.

La cérémonie d’ouverture des journées portes ouvertes organisées par l’Université Centrale de Tunis en partenariat avec l’Ambassade de Tunisie au Mali, s’est déroulée, hier mardi 19 février à l’hôtel Laïco El Farouk, en présence de deux membres du Gouvernement. Il s’agit des ministres en charge des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Touré et celui de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Iba N’Diaye. Ils étaient entourés par l’Ambassadeur de Tunisie au Mali, Farhat Cheour et Mme N’Diaye Aïssé Kéïta, membre de l’Association des anciens étudiants de Tunisie.

La tenue de cette manifestation à Bamako n’est pas un fait du hasard pour qui connaît le lien de coopération scientifique entre le Mali et la Tunisie. Cette coopération, jugée fructueuse par le ministre Amadou Touré, date de l’accession du Mali à la souveraineté nationale. Elle se manifeste par l’attribution de bourses d’études aux jeunes bacheliers maliens.

Présentement, l’effectif des étudiants maliens boursiers en Tunisie est estimé à 46. Sans compter des étudiants qui y sont à leur propre charge. Et la Tunisie offre chaque année en moyenne dix bourses au Mali.

C’est pour toutes ces raisons que le ministre Amadou Touré s’est réjoui de l’organisation des journées portes ouvertes de l’Université centrale de Tunis à Bamako. Cet exercice, dira-t-il, respecte deux logiques. D’abord celle de se faire connaître, révéler ses acquis, ses possibilités, ses axes de formation et ses forces.

Secundo, c’est de créer en chaque visiteur la nécessité d’une ouverture ou d’un contrat avec l’Université, à travers l’intérêt suscité par ses activités.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’Université Centrale de Tunis est une structure pédagogique multidisciplinaire. Selon ses responsables, elle œuvre dans différents domaines comme les sciences informatiques, la technologie de l’image et du son, les formations médicales, les techniques de gestion et de commerce international et les sciences de l’ingénierie etc.

Le ministre Amadou Touré était très fier de souligner que «les études en Tunisie et, plus spécifiquement, à l’Université centrale de Tunis se singularisent par leurs dimensions internationales et les diplômes sont reconnus par l’Etat tunisien». Selon lui, ces journées portes ouvertes permettront de renforcer et de dynamiser la coopération universitaire existant entre le Mali et la Tunisie.

L’Ambassadeur de Tunisie au Mali, Farhat Cheour dira, pour sa part, que son pays a été classé 11ème place mondiale sur 125 pays analysés, pour la qualité de son système éducatif. En Tunisie, un citoyen sur quatre est à l’école. La scolarité des enfants de six ans avoisine 100% et l’analphabétisme est en voie d’éradication. Aujourd’hui, précisera Farhat Cheour, la Tunisie compte treize universités, vingt quatre Instituts supérieurs d’études technologiques et six Technopôles spécialisées dans l’énergie renouvelable, l’eau et l’environnement, biotechnologie végétale, la biotechnologie industrie pharmaceutique, la mécanique, l’électronique et l’informatique etc. «L’enseignement privé en Tunisie a connu une grande évolution durant la dernière décennie. Les diplômes des universités privées tunisiennes bénéficient d’une équivalence dans plusieurs pays européens, au Canada..» a déclaré le diplomate tunisien.

Chedia Ben Turkia, membre du Conseil d’Administration, chargée de la communication et de la coopération internationale, a fait une brève présentation de l’université Centrale de Tunis. Qui, selon elle, est une association de cinq institutions. Cette université compte aujourd’hui 800 étudiants de plus de vingt nationalités.

D’après le témoignage de Mme N’Diaye Aïssé Kéïta, ancienne étudiante en Tunisie, les atouts pour étudier en Tunisie sont, entre autres, la reconnaissance des diplômes, l’excellence des études, la compétitivité, la diversité d’opportunités, l’hospitalité légendaire et, bien sûr, le savoir-faire des Tunisiens. Elle a noté comme faiblesses le décalage entre les décisions d’orientation des étudiants du Mali et celles de la Tunisie, la multiplicité des matières qui ne sont pas souvent en rapport avec l’attente. C’est pourquoi, elle a invité les autorités maliennes à redoubler d’efforts pour l’envoi à temps des étudiants maliens.

Alou B HAIDARA

20 Février 2008.