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La Gambie est restée sourde aux multiples appels à épargner la vie de prisonniers dans le couloir de la mort en faisant fusiller neuf condamnés à la peine capitale, suscitant l’émoi d’ONG qui ont réclamé mardi l’arrêt de ces exécutions dont sont menacés près de 40 autres détenus. Lundi soir, le ministère gambien de l’Intérieur a annoncé dans un communiqué la mise à mort de neuf prisonniers, en publiant leur liste, affirmant qu’ils ont été passés par les armes par un peloton d’exécution dimanche et que tous avaient épuisé leurs voies de recours. Une femme et d’anciens militaires figurent parmi eux.Son message annonçant l’exécution « avant mi-septembre » de tous les condamnés à mort de Gambie avait suscité l’émoi et l’inquiétude d’organisations de défense des droits de l’homme et de plusieurs pays et institutions. A en croire le communiqué de l’Intérieur, Banjul n’entend pas renoncer aux exécutions: aucune infraction passible de peine de mort « ne sera tolérée » et « toutes les peines prescrites par la loi seront appliquées à la lettre, y compris la peine de mort ». Mardi, des policiers en civil étaient déployés à Banjul et personne ne souhaitait aborder le sujet de peur d’avoir affaire à un agent de renseignement, selon l’un de nos journaliste. AFP.